• Cela faisait une éternité que je n'avais pas écrit, et, disons-le, ça fait beaucoup  de bien ! Lisez donc, pour me rattraper, ce très long poème écrit en free-style, et j'ai même pris soin d'y rajouter une moralité !

     


     

     

    Un adolescent humilié sans arrêt
    Sans arrêt ne pense qu'à mourir
    Pas un moment de répit
    Au lycée comme chez ses parents
    La terre n'est pas un paradis
    C'est juste un gigantesque purgatoire
    Toujours à sombrer dans le désespoir
    Chaque jour un peu plus profondément
    Et aucun moyen de briser le cercle
    Dans le monde réel comme sur la toile
    Il ne pense qu'à rejoindre les étoiles

    Mais cette nuit-là...
    Alors qu'il fermait les yeux
    Peut-être définitivement...
    Est alors apparu un dieu
    D'on ne sait quelle religion
    Il s'adressa au pauvre garçon

    L'une des mains du dieu était blanche immaculée
    Son autre main était noire et trempée de sang
    Et sa voix douce enveloppa le garçon
    Qui dut faire un choix
    Pour changer sa vie

    "Tu peux choisir la voie du pardon
    Et je te confierai le pouvoir
    Du toucher de la guérison
    Du bout des doigts tu pourras
    Panser toutes les blessures
    Illuminer bien des futurs

    Mais...
    Tu peux aussi choisir la voie de la haine
    Et je te confierai le pouvoir
    Du toucher de la mort certaine
    Du bout des doigts tu pourras
    En un instant tuer n'importe qui
    Tu gagneras ainsi tous les conflits

    Tu ne peux choisir qu'un seul pouvoir
    Et il n'y aura pas d'échange possible
    Vas-tu pardonner ou te venger ?
    A toi de voir..."

    Le garçon se remémora ses souvenirs
    Les plus mauvais qu'il ait pu endurer
    Son choix allait vite être décidé

    "Je choisis la voie de la haine"

    Le dieu acquiesça et embrassa le front
    Du pauvre garçon
    Qui était alors devenu une machine à tuer

    Dans l'esprit de la victime
    Tout était très clair, il n'y avait pas d'erreur
    Pourquoi continuer à être la proie
    Lorsqu'il peut très bien être le prédateur ?

    Les jours ont passé très rapidement
    Le garçon a fait régner sa justice
    Dans la douleur et dans le sang
    Il savait ce qu'il devait faire
    Envoyer ses bourreaux en Enfer
    Ne pas leur laisser de seconde chance
    Les laisser pourrir dans leur décadence

    Plus personne pour le faire taire
    Il est devenu le maître du jeu
    Le garçon devenu fou détiens le feu
    Il laissait parler sa haine
    Envers l'espèce humaine

    "Gros tas de putains ambulant sur deux pattes
    Vermines, ratés, pourris, zéros, bons à rien
    Ca crache sur le faible et ça parle de solidarité
    Fils de putes, enculés, suceurs de bites, déchets organiques
    Ca baise, ça enfante, ça joue les durs
    De préférence entre une chaise et un clavier
    Et ça se croit utile pour la société pour autant
    Mais qu'ils aillent tous se foutre la corde autour du cou
    Et si personne d'entre vous n'ose se noyer dans sa stupidité
    Ne vous en faites pas, je peux très bien m'en charger
    Vous êtes des maladies, du cancer, des virus
    Et moi, je suis l'antidote, je vais vous rayer de la carte
    Vous ne crèverez qu'une seule fois
    Les déchets, on leur donne pas de seconde chance
    On les extermine, ils ne méritent pas de vivre."

    Les mois ont passé
    Le garçon était certes libre et le maître de la vie
    Qui devait survivre et qui devait périr
    C'est lui qui décidait
    C'est lui le maître de la sélection naturelle
    Mais le pouvoir de la haine a ses limites

    Il n'avait jamais eu la chance d'aimer
    La dernière fille qu'il a câliné
    A subi le pouvoir du toucher mortel
    Sans que cela soit intentionnel

    Le garçon regarda son oeuvre d'art
    Des morts, des morts et encore des morts
    Des morts par dizaines, par centaines
    Le fruit de ses déferlements de haine
    Mais...
    Ce n'est que trop tard qu'il réalisa
    Que son pouvoir n'allait que couper ses derniers liens

    Il était libre mais il était désormais seul
    Pas un pote pour lui serrer la main
    Pas d'âme soeur à serrer dans ses bras

    Il pleura toutes les larmes de son corps
    La solitude serait à jamais son seul ami
    Le seul qui le suivra jusqu'à sa mort

    Ses larmes coulent, ses pleurs affluent plus que de raison
    Il aurait bien voulu savoir un peu plus tôt, finalement
    Que quoi qu'on puisse en penser lors de nos mauvais temps
    La haine gratuite et la vengeance ne sont pas une solution.


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  • Inktober 2017 : 17/31 - Paysage bizarre

    Stylo bic sur papier A5. Il m'a fallu deux tentatives pour faire ce labyrinthe, j'ai loupé la première. Ca n'arrive pas souvent, mais c'est passablement agaçant quand ça arrive. Bref !


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  • Inktober 2017 : 16/31 - Big Bang

    Stylo bic sur papier A5.


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  • Inktober 2017 : 15/31 - Contresens

    Ce challenge devient endurant et fatiguant. Il reste la moitié du mois à tenir.

    Stylo bic sur papier A5.


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  • Inktober 2017 : 14/31 - Nep-Nep.

    NEP NEP NEP NEP NEP NEP NEP NEP.

    Stylo bic sur papier A5.


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