• Elle se faisait tirer les cheveux
    Mais se débattait toujours en vain
    Tentant de se défaire de l'emprise
    D'un garçon un peu trop dominant
    Elle tentait de crier quelque chose
    Mais il hurlait beaucoup plus fort
    Non content de la plaquer sauvagement
    Contre le mur du centre commercial

    Et moi je suis passé par là
    Je ne m'y attendais pas
    Je ne savais vraiment pas
    Ce que j'étais censé faire

    Même en tant que témoin de la scène
    Les secondes paraissaient des heures
    Si seulement j'avais pu prévoir cela
    Ah si seulement j'avais préparé un plan
    Mais avec des si on referait le monde
    Je voulais faire semblant de ne rien voir
    Mais trop tard j'avais ralenti le pas
    Sans savoir ce que je pouvais dire

    Je suis passé par là
    Je ne m'y attendais pas
    Je ne savais vraiment pas
    Ce que j'étais censé faire

    La fille continuait de se débattre
    Tenter de hurler quelque chose
    Le mec la cognait et l'insultait
    Et moi j'étais tétanisé par la peur
    Mais quelques mètres plus loin
    Un couple a remarqué la scène
    Ils ont pu mettre fin à l'histoire
    Et sauver la fille d'une agression

    J'étais bien content qu'ils viennent
    Cela m'a permis de ne pas agir
    Pouvoir regarder de l'autre côté
    Et entrer tranquillement dans le magasin
    Mais alors que j'errais entre les rayons
    Sans vraiment regarder les produits
    Quelque part dans mon cerveau
    Se cachait un sentiment honteux

    Comment pouvais-je être tranquille
    Alors qu'il y a quelques secondes
    J'ai été témoin d'une agression
    Face à laquelle je n'ai rien fait ?
    Je suis ressorti rapidement du magasin
    Tout le monde avait quitté la scène
    J'aurais pu faire quelque chose
    Mais j'ai voulu éviter les soucis

    Il n'y avait plus rien à faire
    Mais la honte a envahi mon être
    Ce jour-là j'ai hélas réalisé
    Que je ne suis en fait qu'un gros connard


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  • Je te déteste Marianne
    J'ai envie de t'égorger
    T'enchaîner de barbelés
    Te saigner jusqu'à l'agonie
    Planter des épines dans tes yeux
    Perforer ton ventre de clous
    Parce que t'es qu'une pétasse
    Une pute que je déteste
    Tu pues Marianne tu pues
    Il faudrait te sodomiser
    Toi et tes partisans
    Vous êtes un tas d'excréments
    Allez tous vous faire violer
    Je pisse sur vos cadavres
    Meurs en tant qu'ordure
    Crève pauvre petite truie

    Crève Marianne crève
    Crève sale truie
    Crève Marianne crève
    Crève

    Je te déteste Marianne
    T'es qu'une grosse conne
    J'ai envie de t'étrangler
    Percer ton corps d'aiguilles
    Meurs Marianne putain meurs
    Tu ne mérites rien d'autre
    Crève dans ta crasse
    Comme une merde que tu es
    Tu pues Marianne tu pues
    J'espère de tout mon coeur
    Que tu finiras démembrée
    La tête sous le couperet
    Disséquée comme un poulet
    Et toute arrosée de sperme
    Sale victime suceuse de bites
    Crève pauvre petite truie

    Crève Marianne crève
    Crève sale truie
    Crève Marianne crève
    Crève


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  • Article déplacé.


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  • J'ai passé l'âge de faire des crises d'adolescence. J'ai beau dessiner des labyrinthes, m'improviser développeur de jeux vidéo, je reste un éternel révolté. Et encore, les révoltés, ils ont foi en l'humanité. Aujourd'hui, la règle du jeu, c'est de détruire toute source de bonheur, même la plus infime. L'objectif est de se faire de l'argent en piochant dans les réserves du peuple. Parce qu'aujourd'hui, l'argent, c'est Dieu, c'est cette entité qui décide qui doit vivre et qui doit mourir. C'est tellement facile de condamner à mort un esprit qui dérange, il suffit de le débarrasser de son argent. Et trouver un prétexte qui va bien. Être une femme est un crime, être un homosexuel est un crime, ne pas être normal est un crime, au même titre qu'avoir commis deux cent quarante viols. Pas un moment de répit bordel. Pas un jour sans qu'on ne se demande ce qu'il va se passer encore. Tous manipulés dans une vaste comédie où tout le monde regarde du mauvais côté.

    Déconnectez-vous. Balancez votre TV à la casse. La vie est belle en fin de compte.


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  • Cela faisait une éternité que je n'avais pas écrit, et, disons-le, ça fait beaucoup  de bien ! Lisez donc, pour me rattraper, ce très long poème écrit en free-style, et j'ai même pris soin d'y rajouter une moralité !

     


     

     

    Un adolescent humilié sans arrêt
    Sans arrêt ne pense qu'à mourir
    Pas un moment de répit
    Au lycée comme chez ses parents
    La terre n'est pas un paradis
    C'est juste un gigantesque purgatoire
    Toujours à sombrer dans le désespoir
    Chaque jour un peu plus profondément
    Et aucun moyen de briser le cercle
    Dans le monde réel comme sur la toile
    Il ne pense qu'à rejoindre les étoiles

    Mais cette nuit-là...
    Alors qu'il fermait les yeux
    Peut-être définitivement...
    Est alors apparu un dieu
    D'on ne sait quelle religion
    Il s'adressa au pauvre garçon

    L'une des mains du dieu était blanche immaculée
    Son autre main était noire et trempée de sang
    Et sa voix douce enveloppa le garçon
    Qui dut faire un choix
    Pour changer sa vie

    "Tu peux choisir la voie du pardon
    Et je te confierai le pouvoir
    Du toucher de la guérison
    Du bout des doigts tu pourras
    Panser toutes les blessures
    Illuminer bien des futurs

    Mais...
    Tu peux aussi choisir la voie de la haine
    Et je te confierai le pouvoir
    Du toucher de la mort certaine
    Du bout des doigts tu pourras
    En un instant tuer n'importe qui
    Tu gagneras ainsi tous les conflits

    Tu ne peux choisir qu'un seul pouvoir
    Et il n'y aura pas d'échange possible
    Vas-tu pardonner ou te venger ?
    A toi de voir..."

    Le garçon se remémora ses souvenirs
    Les plus mauvais qu'il ait pu endurer
    Son choix allait vite être décidé

    "Je choisis la voie de la haine"

    Le dieu acquiesça et embrassa le front
    Du pauvre garçon
    Qui était alors devenu une machine à tuer

    Dans l'esprit de la victime
    Tout était très clair, il n'y avait pas d'erreur
    Pourquoi continuer à être la proie
    Lorsqu'il peut très bien être le prédateur ?

    Les jours ont passé très rapidement
    Le garçon a fait régner sa justice
    Dans la douleur et dans le sang
    Il savait ce qu'il devait faire
    Envoyer ses bourreaux en Enfer
    Ne pas leur laisser de seconde chance
    Les laisser pourrir dans leur décadence

    Plus personne pour le faire taire
    Il est devenu le maître du jeu
    Le garçon devenu fou détiens le feu
    Il laissait parler sa haine
    Envers l'espèce humaine

    "Gros tas de putains ambulant sur deux pattes
    Vermines, ratés, pourris, zéros, bons à rien
    Ca crache sur le faible et ça parle de solidarité
    Fils de putes, enculés, suceurs de bites, déchets organiques
    Ca baise, ça enfante, ça joue les durs
    De préférence entre une chaise et un clavier
    Et ça se croit utile pour la société pour autant
    Mais qu'ils aillent tous se foutre la corde autour du cou
    Et si personne d'entre vous n'ose se noyer dans sa stupidité
    Ne vous en faites pas, je peux très bien m'en charger
    Vous êtes des maladies, du cancer, des virus
    Et moi, je suis l'antidote, je vais vous rayer de la carte
    Vous ne crèverez qu'une seule fois
    Les déchets, on leur donne pas de seconde chance
    On les extermine, ils ne méritent pas de vivre."

    Les mois ont passé
    Le garçon était certes libre et le maître de la vie
    Qui devait survivre et qui devait périr
    C'est lui qui décidait
    C'est lui le maître de la sélection naturelle
    Mais le pouvoir de la haine a ses limites

    Il n'avait jamais eu la chance d'aimer
    La dernière fille qu'il a câliné
    A subi le pouvoir du toucher mortel
    Sans que cela soit intentionnel

    Le garçon regarda son oeuvre d'art
    Des morts, des morts et encore des morts
    Des morts par dizaines, par centaines
    Le fruit de ses déferlements de haine
    Mais...
    Ce n'est que trop tard qu'il réalisa
    Que son pouvoir n'allait que couper ses derniers liens

    Il était libre mais il était désormais seul
    Pas un pote pour lui serrer la main
    Pas d'âme soeur à serrer dans ses bras

    Il pleura toutes les larmes de son corps
    La solitude serait à jamais son seul ami
    Le seul qui le suivra jusqu'à sa mort

    Ses larmes coulent, ses pleurs affluent plus que de raison
    Il aurait bien voulu savoir un peu plus tôt, finalement
    Que quoi qu'on puisse en penser lors de nos mauvais temps
    La haine gratuite et la vengeance ne sont pas une solution.


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