• ANTEEKSI pour les fautes, si fautes il y a.

    Unohdin muutama sanat. En harjoitellut keskustelua. Nyt minun täytyy opiskella joka päivä. Minä unelmoin puhun suomea hyvin koska haluan asua Suomessa.

    Maamme-laulu
    C'est l'hymne national.


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  • La première fois, c'était avec un couteau. La deuxième fois, c'était avec une boite d'Athymil. La troisième fois, c'était avec une plaquette d'Abilify. Et la quatrième, c'était avec des somnifères au nom compliqué. La raison a toujours été la même... Brimades, brimades, brimades et encore brimades.

    C'était il y a pas mal de temps et je m'efforce tant bien que mal d'occulter ces mauvais souvenirs. Jusqu'au jour où, lorsque je suis allé à Amiens pour faire un entretien d'embauche, on m'a posé la question qui m'a achevé. "Vous déclarez avoir été victime, ne pensiez-vous pas plutôt avoir été le coupable ?".

    Comme quoi les déchets ne se trouvent pas que dans les lycées. Les déchets se trouvent partout dans la société. Autant en banlieue que dans les quartiers chics, autant dans la classe ouvrière que dans le patrônat, à gauche comme à droite. C'est plus ou moins la raison pour laquelle j'ai arrêté de me battre pour le futur de l'espèce humaine. Dans la réalité, les déchets n'évoluent jamais. Qu'ils soient habillés en sur-vêtements ou en costard cravate, ils restent des déchets jusqu'à la fin de leur existence de merde.

    Est-ce qu'il faut que je vous parle de la fois où on m'a balancé une balle de baby-foot dans l'oeil et que j'ai failli devenir borgne, en classe de seconde. Est-ce qu'il faut que je vous parle des multiples fois où, durant l'école primaire ou durant le collège, on me mettais la tête dans les chiottes, ou alors la tête en bas dans une poubelle. Ou encore les fois multiples où j'étais isolé volontairement et personne ne voulait me parler, même si j'engageais la conversation. Les coups de pieds, et les coups de poings, et mon sang qui coulait par terre. La fois où on m'a enfermé dans les chiottes et où on me crachait à la tête à travers la petite ouverture au-dessus de la porte.

    Bon, peut-être que ça ne vous suffit pas. Une fois, on a défoncé mon casier, que j'avais payé de ma propre poche, et volé mes affaires. Une autre fois, des élèves crachaient sur ma nourriture à la cantine. La surveillante a tout vu. Je suis allé le lui dire, et elle a soupiré en disant "Ooooh, franchement, on se croirait dans une cour de maternelle". Alors, du coup, voyany qu'ils avaient le champ libre, ils s'amusaient à arroser mon plateau avec la carafe d'eau et j'ai du faire leur service de table. A la cantine, ça ne s'arrêtait jamais. Ni à la cantine, ni dans les salles de classe, ni dans les cours et ni dans les bus qui nous emmenait sur les terrains de sport. Là, c'était reglé comme du papier à musique : des coups de pieds sur mon siège et autres humiliations étaient mon lot habituel de douleur. La prof regardait de l'autre côté, évidemment.

    Je vais volontairement occulter certaines des brimades que j'ai vécu. Il n'y a que durant mon BTS que j'ai eu la paix. A l'école d'ingénieurs, je pensais que ça allait être bien, comme durant le BTS. Quelle erreur grave j'ai fait. Cela a recommencé. "Je rêve où il y a un gros tas de merde dans la classe", "Enfant de dégénérée, ta mère elle a sucé combien de bites pour te nourrir", "Espèce de faible", "Tu t'es fait agresser ? Trop cool, va te faire violer maintenant" et autres.

    Le cauchemar a recommencé. Et là, les choses ont vraiment commencé à dégénérer. J'ai commencé à sécher les cours. D'abord, par journées, ensuite par semaines entières. Je n'étais pas très fainéant, c'est juste que je n'avais ni envie de sortir ni envie de revoir leurs têtes de déchets. Si c'était pour endurer, je préférais rester chez moi et tenter vainement de machiner un plan pour tous les exterminer, plutôt que d'être la cible des railleries quotidiennes.

    Si seulement j'avais disposé d'un lance-flammes, personne ne sait comment cette histoire se serait terminée. Ah oui, durant la fin de ma scolarité, seul ce mot tournait en boucle dans ma tête : "lance-flammes". Je marchais dans la rue, je voyais du sang partout. Sur les murs, il y avait du sang. Des cadavres volaient joyeusement dans le vent. Quand je croisais un passant, j'avais envie de le tuer. Quand mon chemin croisait celui d'une fille, j'avais envie de la violer.

    Inutile. Débile. Cassé. Ravagé. Limité. Bon à rien. Rien à faire.

    J'étais censé finir mes études avec un diplôme d'ingénieur, je les ai finies sur un lit d'hôpital. Quand je suis revenu au lycée, j'ai déposé ma démission et je n'ai même pas pris la peine de dire au revoir à qui que ce soit. Ni aux coupables, ni aux témoins du spectacle. Je ne peux pas travailler à cause des blessures que j'ai subies dans les lycées. Je n'ai jamais eu le courage de dire que je ne voulais pas y retourner, que je me faisais harceler. Je n'ai pas non plus eu le courage de péter la gueule de cet employeur Picard de merde. J'espère qu'il va crever, pour que je puisse vomir sur sa tombe.

    J'ai terminé mes études en 2012. Nous sommes en 2017 et encore aujourd'hui, je fais des cauchemars vis-à-vis du monde scolaire. Et ces cauchemars se passent presque toujours dans un lycée. Ca ne changera pas. Le futur, on en fait ce qu'on veut. Mais le passé ne changera pas. Maintenant je touche une allocation grassouillette et je fais ce que je veux avec. Je vis sans travailler et j'emmerde ceux à qui ça dérange. Je compte bien profiter de mon droit d'être heureux...


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  • Hé, gamine...

    Je sens comme tu es désespérée petite enfant
    Tout le temps humiliée
    Tout le temps injuriée
    Et les harcèlements ne s'arrêtent pas
    Et de jour comme de nuit tu pleures
    Dans la salle de classe jusque dans ton lit
    Aucun moyen d'arrêter cette course malsaine

    Avant que tu ne songes à te suicider
    J'aimerais te poser une question
    Est-ce que ça te dirait de devenir
    Une marionnette de l'apocalypse ?

    Réfléchis bien à ce que je te dis
    Aujourd'hui une proie
    Demain une prédatrice
    Je te donnerai une raison de vivre
    Un arsenal de poisons dévastateurs
    Des aiguilles et des couteaux
    Une solidité mentale à toute épreuve
    Tu seras inflexible
    Le monde te redoutera
    Comme tu redoutes le monde aujourd'hui

    Hé gamine...

    Tu es mignonne et intelligente
    Malgré tout le mal que l'on te fait
    Je suis en train de monter une armée
    Et j'aimerais que tu en sois l'une des générales
    Je suis certain que tu gagneras
    La crainte et le respect que tu mérites
    Alors laisse l'animal en toi s'éveiller

    La bouche imbibée de sang...
    Les poings serrés...
    Le regard mauvais...
    Va, mon enfant
    Rejoins tes nouvelles camarades
    Et montre ta valeur à cette école de la peur...

    Venge-toi, gamine...
    Venge-toi...

    hotd


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  • A force de tenter vainement de devenir l'égal de Dieu, les êtres humains sont devenus des animaux comme les autres. Des animaux avec un cerveau et une bite, ou une chatte le cas échant. Des animaux qui ne pensent qu'à se reproduire en pensant que cela va préserver leur espèce. Vous m'entendez, candidats pour le futur de l'humanité. Vous m'entendez, derniers survivants de l'espèce humaine. Je vous ai emmené sur le dernier paradis sur Terre. Mais non pas pour que vous écoulez une vie heureuse, mais pour que vous vous affrontez dans une bataille sanglante et sans merci.

    Mais je suis trop cruel pour vous fournir des armes à feu, voire des armes blanches. Vous vous battrez avec ce que la Nature voudra bien offrir à de la vermine de votre espèce. C'est-à-dire pas grand chose. Vous vous nourrirez de ce que la faune et la flore locale voudra bien vous offrir. C'est-à-dire du poison, si vous êtes malchanceux.

    Vous revoilà renvoyés à l'âge de pierre. Là où l'être humain n'était qu'un animal, comme les autres. Fort heureusement pour vous, vous avez la connaissance de ce que vous baptisiez le monde moderne. Et même dans un monde sans crise, vous allez quand même vous battre pour les maigres ressources et le contrôle de l'île. Parce que vous aurez peur. Peur de la faim et peur de la mort. Les plus forts d'entre vous vont tuer les faibles pour rester en vie.
    Mais ne vous en faites pas. Dieu est très indulgent, et il est prêt à pardonner à quelques uns d'entre vous. La règle du jeu pour vous, les quatre dernière familles de l'espèce humaine, c'est d'avoir le contrôle total de l'île pour bâtir une civilisation. Vous devrez être la dernière famille survivante. Les autres n'appartiendront pas à l'histoire.

    Vous comprendrez rapidement pourquoi la guerre a été l'une des premières inventions de l'espèce humaine. Même entre gens intelligents et dotés de convictions intéressantes. D'ailleurs, vos convictions politiques, vous pouvez les oublier. N'espérez même pas faire dans la diplomatie lorsque que la survie passe avant tout. Et en tant que survivants, votre seul emploi du temps sera d'éviter la mort qui vous guette à chaque détour.

    Oubliez également vos formules de politesse et votre courtoisie. Ni les animaux ni les familles ennemies ne vous entendront parler. Vous allez devoir être forts. Là où les faibles demandent avant d'acheter quelque chose, les forts se servent et ne s'encombrent pas de sentiments.

    Par ailleurs, inutile de vous encombrer avec des sentiments amoureux. Vous êtes des animaux. Est-ce que vous pensez réellement que les animaux s'emmerdent avec l'amour ? Si votre femme meurt, ne vous en faites pas. Vous pourrez toujours fonder une famille avec une femme ennemie, si vous arrivez à la capturer. Si elle n'est pas d'accord, vous allez devoir la violer car la survie de l'espèce humaine en dépend.

    Protégez vos enfants. Ils ne savent pas ce qui les attend. Si vous croisez un enfant ennemi, vous avez le droit de le réduire en charcuterie. Cela aura deux avantages. D'abord, vous aurez de la viande pour quelques jours. Ensuite, les parents de l'enfant en question vont être démoralisés. Mais attention, s'ils découvrent le coupable, vous allez devoir vous attendre à un combat à mort.

    Comme il n'y a pas de règles dans la nature, à part la loi du plus fort, vous avez le droit d'espionner. Vous avez le droit de tuer un enfant ennemi ou de violer une femme et faire croire que le coupable est quelqu'un d'autre que vous. Utilisez votre ruse, les muscles ne font pas toujours un travail efficace.

    La vie n'est plus choix pour vous, vermines. La vie n'est qu'un jeu, et nous verrons bien lesquels d'entre vous vont assurer la survie de l'espèce humaine. A condition que la famille gagnante soit assez forte pour dominer la faune locale, bien sûr... Et maintenant, je déclare officiellement ouverte la bataille.

    C'est quand vous voulez.


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  • Avec un ensemble de convictions préfabriquées, tu ne questionnes pas, on ne t'as pas demandé de questionner, on t'as demandé d'accepter ce qu'on t'a dit pour des vérités absolues. Tu te démènes pour être différent, pour être plus fort que les autres. Et tu lâches tes convictions toutes faites, spécialement pour toi, contre tes semblables, en prétendant que tu es plus fort que ces derniers, mais tu oublies que tu es un clone de ceux contre qui tu prétends te battre.

     
    Tu es juste une marionnette de plus qui a accepté la pensée unique, et cela te va très bien. La normalité a fait son travail. Et tu oses encore critiquer ceux qui refusent cette pensée unique, les acteurs du monde dans lequel tu vis, et dont tu n'es que le spectateur. Mais tu sais c'est tellement facile de chialer sur les réseaux sociaux que nous sommes des abrutis parce que nous avons refusé la normalité. C'est exactement ce qu'on t'a demandé de faire, après tout. Tu pense réfléchir par toi-même, mais finalement, toi aussi tu penses comme tout le monde.
     
    Trouver un travail, avoir un ou deux enfants, fonder une famille, acheter une voiture, tout doit être méticuleusement planifié pour accomplir ces objectifs. Tu adores cet idéal. Tu ne sais pas ce que ça va te procurer dans le futur, mais tu l'adores quand même. Tout comme le soldat qui se bat pour ses supérieurs sans en connaître leurs idéaux. Tout comme ces gamines qui adulent une pop-star, plus subjuguées par son apparence que par sa musique.
     
    Au final, tu n'as rien à critiquer. Et surtout pas celui qui ose sortir du diktat de la normalité. Évidemment, critiquer c'est très facile, mais se sortir les doigts du cul c'est plus corsé. Tu as perdu. Tu crèveras en tant que marionnette. Ton nom n'appartiendras pas à l'histoire mais à la liste des victimes de la pensée unique.
     
    [improvisation de moi, 14 Juillet 2017]
     

    Shônen


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