• Introspection collégienne

     

    Tu ne comprenais pas pourquoi.

    Qu'est-ce que tu avais bien pu faire au bon dieu, ou à tous les enfoirés en-dessous, pour que tu mérites ça. Tu as toujours été un élève modèle. Tu n'as fait de mal à personne, tu n'avais pas de compte à rendre. Et quand bien même, les autres devaient te juger faible. Et c'est ainsi qu'ont commencé les quatre années les plus lamentables de ton existence.

    Injures, coups et insultes pleuvaient à longueur de temps. Tu n'avais pas d'amis, tu restais seul dans ton coin, sans doute parce que tu n'étais pas comme eux. Tu ne faisais pas partie de la bande. Quand bien même tu n'avais rien fait de mal, les violences gratuites étaient ton lot quotidien. le soir, tu pleurais dans ta chambre, bien enfoui dans tes draps pour que tes parents ne t'entendent pas pleurer.

    Mais les violences n'étaient pas seules dans la partie. Les adultes du collège aussi te jugeaient. Un jour, tu as ri en classe, bêtement. Ce n'était pas bien méchant. Les véritables racailles s'en sortent indemnes pour plus que ça. Mais la professeure t'a méchamment réprimandé et donné un avertissement conduite. Tu étais censé toucher les encouragements du conseil de classe, qu'on t'a refusé en fin de trimestre, juste à cause de cette idiotie.

    Tu as finalement commencé à réaliser. Un élève modèle se fera sévèrement réprimander au moindre pet de travers, là où un élève dissipé n'endurera qu'une simple remarque. Non seulement tu étais le souffre-douleur, mais en plus les adultes n'avaient que faire de ton sort. Et non seulement ils n'en avaient que faire, mais encore ils enfonçaient un clou qui n'avait pas besoin d'être enfoncé.

    Tu ne comprenais toujours pas pourquoi cela fonctionnait comme ceci, mais au moins tu avais le mérite de comprendre une bonne fois pour toutes comment cela fonctionnait. Du coup, lors de la quatrième et dernière année dans ce collège, tu t'es mis à faire des conneries. Tu te moquais de tout le monde au même titre que le monde se moquait de toi. Tu participais aux batailles de boulettes de papier. Tu hurlais en plein cours.

    Cela ne réglait pas les problèmes, évidemment. Mais si les adultes ne veulent pas régler les problèmes, qui d'autre le fera ? Tu te faisais toujours détester et cracher à la figure, certes. Évidemment, tu n'étais pas mieux loti que quelques années plus tôt. Tu étais toujours mal vu dans ce collège. Mais au moins, cette fois-ci tu savais pourquoi.


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  • Un viol qui tourne mal

     

    Près des canaux de la fontaine,
    Contre la petite murette,
    Les vêtements déchirés,
    La fille battue, la fille violée.

    Le coupable au bord de l'extase,
    Une nouvelle victoire pour lui.

    Mais un peu plus loin,
    Un homme en noir,
    Le justicier masqué,
    Le couteau à la main,
    S'approche furtivement.

    La lame plantée dans le dos du coupable,
    La colonne vertébrale aussitôt fracturée,
    Le violeur tracassé, le violeur fracassé,
    La douleur se retourne contre lui,
    Son crime tourne mal.

    Le justicier masqué,
    Le sourire de tueur esquissé,
    Le coupable étalé sur le sol,
    Le couteau remué dans la plaie,
    La lame qui creuse des galeries
    Dans le corps du violeur.

    Sous les yeux de la victime,
    Devenue spectatrice d'un autre crime,
    Une douleur en chasse une autre.

    L'homme en noir excité par le sang,
    Le coupable a été découpé
    En vulgaires morceaux de viande,
    Les organes arrachés,
    Les tripes gisant sur le bitume,
    Les intestins en lambeaux,
    Le sang sur le sol,
    Le coeur extirpé.

    Dans les canaux de la fontaine,
    Le corps du coupable jeté aux poissons,
    De la viande fraîchement découpée,
    Petits morceaux flottant à la surface,
    Une flaque rouge à la surface de l'eau.

    L'homme en noir, parti.
    La fille, sauvée par un fou,
    Elle n'a plus qu'à se retirer.
    Plus jamais elle ne longera
    Les canaux de la fontaine.


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  • Ce texte est un vieux texte qui exprime mon dégoût du système actuel qui explique aux femmes et aux jeunes que pour être respecté, il faut suivre des standards dégueulasses. J'ai poussé la satyre à l'extrême. Je m'en bats les couilles si ce texte se fait censurer.

     

    Parce que tout est à chier

    Baise-moi papa
    Baise-moi encore
    Encore plus fort
    Je suis ta petite pute

    J'aimerai même être violée
    Par tes collègues de l'usine
    Qu'ils fourrent leur grosse queue
    Bien au fond de ma chatte

    Ainsi parlait la fillette nymphomane
    Huit ans et déjà pute

    Baise-moi papa
    Baise-moi encore
    Encore plus fort
    Je suis ta petite pute

    Pour être une vraie femme
    Un modèle pour la société
    Il faut être dépucelée
    Le plus rapidement possible

    Ainsi parlait la fillette nymphomane
    Huit ans et déjà pute

    Baise-moi papa
    Baise-moi encore
    Encore plus fort
    Je suis ta petite pute

    Quand je serai grande
    Je me taperai n'importe qui
    Il paraît que c'est un moyen
    De gagner un tas d'argent

    Ainsi parlait la fillette nymphomane
    Huit ans et déjà pute


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  • Ceci est un vieux texte, j'ai du le retaper parce que je l'ai perdu. Au passage, j'en ai profité pour le peaufiner, il faut dire que j'étais assez content de ce texte, étant donné qu'il dit des vérités qui blessent et à tendance à choquer. Et c'est le but. Je le poste également sur WattPad.


    Cette image n'a aucun rapport. J'ai écrit ça un jour où j'étais très énervé.
    Je sais que ce n'est pas constructif, en début de la part de vérité.

     

    Julia se fait jeter du 4x4 de son maître chaque matin
    Et passe ses journées à attendre sur le bord de la route
    A chaque fois qu'une voiture défile elle exhibe ses seins
    En espérant finir dans l'alcool et dans le foutre
    De huit heures à vingt heures elle occupe le même poste
    Parce que ses esclavagistes lui ont dicté sa mission
    Ainsi à chaque fois qu'un vieux dégueulasse l'accoste
    Julia annonce la couleur "C'est dix euros la fellation"

    Julia regarde l'horizon derrière les pâturages
    Julia rêve de s'enfuir et briser le silence
    Mais Julia sait qu'elle crèvera avant l'âge
    Et n'aura rien fabriqué de son existence
    Parce que Julia est née pour être violée
    Julia sait qu'elle n'a pas d'autre utilité
    Ses maîtres sont là pour lui rappeler chaque jour
    Et broyer son cou entre leurs serres de vautour

    Julia est piégée dans ce cruel réseau de prostitution
    L'enfer vivant qui la bousille n'est pas prêt de changer
    A chaque fois que Julia avale pour gagner deux ronds
    Ce sont toujours ses esclavagistes qui empochent la monnaie
    Un jour Julia s'est rebellée et a rapporté deux fois moins
    Ses maîtres ont dessiné des bites sur sa peau avec des lames
    Entre deux torrents de larmes Julia fait des rêves malsains
    Où elle s'imagine foutre le feu à cette terre à coups de napalm

    Julia regarde l'horizon derrière les pâturages
    Julia rêve de s'enfuir et briser le silence
    Mais Julia sait qu'elle crèvera avant l'âge
    Et n'aura rien fabriqué de son existence
    Parce que Julia est née pour être violée
    Julia sait qu'elle n'a pas d'autre utilité
    Ses maîtres sont là pour lui rappeler chaque jour
    Et broyer son cou entre leurs serres de vautour

    Julia espère que quelqu'un la sortira de cet Enfer
    Mais Julia sait pertinemment que personne ne l'entend
    Julia compte sur sa vieillesse pour abréger son calvaire
    Malheureusement Julia n'est âgée que de quatorze ans


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  • Cafards

    L'homme qui vise toujours plus haut
    Règne sans merci sur sa tour
    Croise le fer contre l'écosystème
    Assassine jusqu'à son propre frère
    Pour quelques pièces supplémentaires
    Déclenche des guerres cruelles
    Lobotomise son inférieur
    Pour quelques billets
    Il est le roi du monde
    Il décide quel espèce peut vivre
    Et quelle espèce vivante doit s'éteindre
    C'est l'homme qui fait la loi
    C'est lui le roi de la jungle...

    Mais depuis le début du scénario
    Un ennemi guette et observe
    Sans dire un mot
    Il attends le moment venu

    Les cafards sont là
    Mais ils se taisent
    Ils n'entrent pas en conflit
    Ne se mêlent pas aux affaires
    Des maîtres de la planète
    Ils sont partout autour de toi
    Mais personne ne peut les voir
    L'homme continue son règne sans merci
    En désinfectant son logement
    Pour éloigner le véritable prédateur
    Pour ne pas perdre sa place
    De roi de la jungle
    L'homme ne sait pas encore
    Ce que les cafards planifient

    Et ainsi depuis le début du scénario
    L'ennemi est là qui observe
    Sans dire un mot
    Ils attendent le moment venu

    L'homme manque de ressources
    Les guerres se profilent
    Déchirent les super-civilisations
    La tour s'effondre sur le sol
    La terre dévastée devient forêt
    Les grandes villes deviennent ruines
    Un royaume s'effondre
    Mais un autre le remplacera
    L'être humain vient de s'éteindre

    Le règne des cafards peut commencer...


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