• P.

    Tu te souviens de mon venin ?

    Mon univers gris comme du bitume
    Où le bonheur n'existait pas
    Là où l'horizon était fait de flammes
    Et où le sang s'étendait à perte de vue

    Est-ce que tu t'en souviens ?

    Il fut un temps où pour noyer ma haine
    Je devais vomir ma bile à tout bout de champ
    Mais derrière mes rafales de lignes noires
    Je cherchais sans cesse une lueur d'espoir

    Dis-moi, tu t'en souviens ?

    Je ne m'y attendais vraiment pas
    C'était un message tout à fait banal
    A aucun moment je ne me serai douté
    Que ce serait le début d'une nouvelle vie

    Regarde-moi
    Mon univers
    Regarde mon univers

    Il y avait de l'essence
    Des crimes et des meurtres
    C'était un cauchemar permanent
    Un Enfer qui ne pouvait être nommé
    Des lignes à la cruauté sans limites
    Les nuages noirs ne cessaient de menacer
    Personne n'osait pénétrer ce monde-là
    Où seule l'angoisse avait le droit de régner

    Et toi tu es arrivée...
    Innocente
    Débordante de lumière
    Tu as détruit cet univers
    Mais tu m'as aussi donné le pouvoir
    De reconstruire...

    A tes côtés...
    J'ai rebâti un nouvel univers
    Et j'ai pu apprendre
    Que développer un univers macabre
    N'était pas une solution
    Et je suis devenu plus fort
    Je suis devenu meilleur
    Et c'est à toi que je le dois...

    C'est toi qui m'as montré
    Le bout du tunnel

    Alors...
    Ne t'en fais pas
    Et rassure-toi
    Je serai toujours là
    Près de toi
    Et si tu te sens mal
    Ce sera mon tour
    D'éclairer ton univers
    Je te tendrai la main
    Et s'il le faut
    Je te porterai sur mes épaules
    Je te rendrai meilleure
    Je serai là pour toi
    Comme toi tu l'a été pour moi
    Et continue de l'être
    Je vaincrai tes doutes
    Je serais là pour toi
    Comme je le suis maintenant
    Et je ne partirai pas
    Je ne te laisserai pas seule
    Je serais ton sanctuaire
    Comme tu es mon havre de paix
    Dans un monde en guerre
    Alors donne-moi ta main
    Et créons notre univers
    Ici et maintenant...


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  • !=


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  • Je crois que t'as pas compris. Tu as perdu ma soeur, et tu vas perdre ton deuxième enfant. C'est ta faute, pas la mienne, ni celle de ma soeur. Tu es un séducteur, tu peux mettre n'importe quelle femme à tes pieds, et tu as choisi la plus moche, la plus débile et la plus mauvaise. C'est toi qui as fait ce choix, ce n'est ni ma soeur, ni moi.

    Je crois que t'as pas compris. M'envoyer des requêtes en rafales sur Faebook ne fait pas de toi un père, ça fait plutôt de toi un clochard en manque d'attention. C'est bien là le souci avec Internet : ce n'est jamais totalement impossible de couper les ponts. Tu ne m'intéresses pas.

    Je crois que t'as pas compris. Laisse-moi t'expliquer brièvement : tu es sur liste noire. C'est vrai qu'avec le temps, c'est devenu difficile de mettre un numéro en blacklist tant la technologie évolue. Mais ton harcèlement téléphonique quasiment quotidien me lasse. Et tu ne fais pas cette blague à un ingénieur informaticien.

    Je crois que t'as pas compris. Je ne veux pas de tes conseils. Tu ne vois que le côté négatif des choses, et on n'a pas attendu que tu épouses une abrutie pour que l'on s'en rende compte. Un homme matérialiste très proche de son pognon avec une perverse narcissique qui ne pense qu'au pognon. Qui se ressemble s'assemble.

    Je brise mes chaînes. Je coupe le lien de barbelés que tu m'as posé sur mes bras. Je veux être libre. Je ne veux pas d'une relation toxique avec toi, malheureusement tu n'en fais qu'à ta tête. Ou alors tu ne vois peut-être pas les choses de la même façon que moi. Et ça, on ne peut rien y faire.

    Tu veux être un bon père ? Alors dis bonjour à ta fille, personne ne t'en empêche. Ah si, rectification, quelqu'un t'en empêche, mais cette personne, c'est toi et toi seul qui l'as choisie pour vivre avec toi. Pour toi le pognon, pour moi les emmerdes. C'est toujours la même chose, et j'ai eu assez de problèmes dans ma vie pour m'interdire d'en attraper d'autres de manière aussi gratuite.

    Tu as pris tes décisions, tu as gagné ce que tu mérites.

    Maintenant tu n'es le père de personne.

     

    Tu n'es le père de personne


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  • 1

     

    Work, feed the machine.
    Break free, feed another one.
    Enslaved. You're fucked.

     


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  • Elle se faisait tirer les cheveux
    Mais se débattait toujours en vain
    Tentant de se défaire de l'emprise
    D'un garçon un peu trop dominant
    Elle tentait de crier quelque chose
    Mais il hurlait beaucoup plus fort
    Non content de la plaquer sauvagement
    Contre le mur du centre commercial

    Et moi je suis passé par là
    Je ne m'y attendais pas
    Je ne savais vraiment pas
    Ce que j'étais censé faire

    Même en tant que témoin de la scène
    Les secondes paraissaient des heures
    Si seulement j'avais pu prévoir cela
    Ah si seulement j'avais préparé un plan
    Mais avec des si on referait le monde
    Je voulais faire semblant de ne rien voir
    Mais trop tard j'avais ralenti le pas
    Sans savoir ce que je pouvais dire

    Je suis passé par là
    Je ne m'y attendais pas
    Je ne savais vraiment pas
    Ce que j'étais censé faire

    La fille continuait de se débattre
    Tenter de hurler quelque chose
    Le mec la cognait et l'insultait
    Et moi j'étais tétanisé par la peur
    Mais quelques mètres plus loin
    Un couple a remarqué la scène
    Ils ont pu mettre fin à l'histoire
    Et sauver la fille d'une agression

    J'étais bien content qu'ils viennent
    Cela m'a permis de ne pas agir
    Pouvoir regarder de l'autre côté
    Et entrer tranquillement dans le magasin
    Mais alors que j'errais entre les rayons
    Sans vraiment regarder les produits
    Quelque part dans mon cerveau
    Se cachait un sentiment honteux

    Comment pouvais-je être tranquille
    Alors qu'il y a quelques secondes
    J'ai été témoin d'une agression
    Face à laquelle je n'ai rien fait ?
    Je suis ressorti rapidement du magasin
    Tout le monde avait quitté la scène
    J'aurais pu faire quelque chose
    Mais j'ai voulu éviter les soucis

    Il n'y avait plus rien à faire
    Mais la honte a envahi mon être
    Ce jour-là j'ai hélas réalisé
    Que je ne suis en fait qu'un gros connard


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