• A force de tenter vainement de devenir l'égal de Dieu, les êtres humains sont devenus des animaux comme les autres. Des animaux avec un cerveau et une bite, ou une chatte le cas échant. Des animaux qui ne pensent qu'à se reproduire en pensant que cela va préserver leur espèce. Vous m'entendez, candidats pour le futur de l'humanité. Vous m'entendez, derniers survivants de l'espèce humaine. Je vous ai emmené sur le dernier paradis sur Terre. Mais non pas pour que vous écoulez une vie heureuse, mais pour que vous vous affrontez dans une bataille sanglante et sans merci.

    Mais je suis trop cruel pour vous fournir des armes à feu, voire des armes blanches. Vous vous battrez avec ce que la Nature voudra bien offrir à de la vermine de votre espèce. C'est-à-dire pas grand chose. Vous vous nourrirez de ce que la faune et la flore locale voudra bien vous offrir. C'est-à-dire du poison, si vous êtes malchanceux.

    Vous revoilà renvoyés à l'âge de pierre. Là où l'être humain n'était qu'un animal, comme les autres. Fort heureusement pour vous, vous avez la connaissance de ce que vous baptisiez le monde moderne. Et même dans un monde sans crise, vous allez quand même vous battre pour les maigres ressources et le contrôle de l'île. Parce que vous aurez peur. Peur de la faim et peur de la mort. Les plus forts d'entre vous vont tuer les faibles pour rester en vie.
    Mais ne vous en faites pas. Dieu est très indulgent, et il est prêt à pardonner à quelques uns d'entre vous. La règle du jeu pour vous, les quatre dernière familles de l'espèce humaine, c'est d'avoir le contrôle total de l'île pour bâtir une civilisation. Vous devrez être la dernière famille survivante. Les autres n'appartiendront pas à l'histoire.

    Vous comprendrez rapidement pourquoi la guerre a été l'une des premières inventions de l'espèce humaine. Même entre gens intelligents et dotés de convictions intéressantes. D'ailleurs, vos convictions politiques, vous pouvez les oublier. N'espérez même pas faire dans la diplomatie lorsque que la survie passe avant tout. Et en tant que survivants, votre seul emploi du temps sera d'éviter la mort qui vous guette à chaque détour.

    Oubliez également vos formules de politesse et votre courtoisie. Ni les animaux ni les familles ennemies ne vous entendront parler. Vous allez devoir être forts. Là où les faibles demandent avant d'acheter quelque chose, les forts se servent et ne s'encombrent pas de sentiments.

    Par ailleurs, inutile de vous encombrer avec des sentiments amoureux. Vous êtes des animaux. Est-ce que vous pensez réellement que les animaux s'emmerdent avec l'amour ? Si votre femme meurt, ne vous en faites pas. Vous pourrez toujours fonder une famille avec une femme ennemie, si vous arrivez à la capturer. Si elle n'est pas d'accord, vous allez devoir la violer car la survie de l'espèce humaine en dépend.

    Protégez vos enfants. Ils ne savent pas ce qui les attend. Si vous croisez un enfant ennemi, vous avez le droit de le réduire en charcuterie. Cela aura deux avantages. D'abord, vous aurez de la viande pour quelques jours. Ensuite, les parents de l'enfant en question vont être démoralisés. Mais attention, s'ils découvrent le coupable, vous allez devoir vous attendre à un combat à mort.

    Comme il n'y a pas de règles dans la nature, à part la loi du plus fort, vous avez le droit d'espionner. Vous avez le droit de tuer un enfant ennemi ou de violer une femme et faire croire que le coupable est quelqu'un d'autre que vous. Utilisez votre ruse, les muscles ne font pas toujours un travail efficace.

    La vie n'est plus choix pour vous, vermines. La vie n'est qu'un jeu, et nous verrons bien lesquels d'entre vous vont assurer la survie de l'espèce humaine. A condition que la famille gagnante soit assez forte pour dominer la faune locale, bien sûr... Et maintenant, je déclare officiellement ouverte la bataille.

    C'est quand vous voulez.


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  • Avec un ensemble de convictions préfabriquées, tu ne questionnes pas, on ne t'as pas demandé de questionner, on t'as demandé d'accepter ce qu'on t'a dit pour des vérités absolues. Tu te démènes pour être différent, pour être plus fort que les autres. Et tu lâches tes convictions toutes faites, spécialement pour toi, contre tes semblables, en prétendant que tu es plus fort que ces derniers, mais tu oublies que tu es un clone de ceux contre qui tu prétends te battre.

     
    Tu es juste une marionnette de plus qui a accepté la pensée unique, et cela te va très bien. La normalité a fait son travail. Et tu oses encore critiquer ceux qui refusent cette pensée unique, les acteurs du monde dans lequel tu vis, et dont tu n'es que le spectateur. Mais tu sais c'est tellement facile de chialer sur les réseaux sociaux que nous sommes des abrutis parce que nous avons refusé la normalité. C'est exactement ce qu'on t'a demandé de faire, après tout. Tu pense réfléchir par toi-même, mais finalement, toi aussi tu penses comme tout le monde.
     
    Trouver un travail, avoir un ou deux enfants, fonder une famille, acheter une voiture, tout doit être méticuleusement planifié pour accomplir ces objectifs. Tu adores cet idéal. Tu ne sais pas ce que ça va te procurer dans le futur, mais tu l'adores quand même. Tout comme le soldat qui se bat pour ses supérieurs sans en connaître leurs idéaux. Tout comme ces gamines qui adulent une pop-star, plus subjuguées par son apparence que par sa musique.
     
    Au final, tu n'as rien à critiquer. Et surtout pas celui qui ose sortir du diktat de la normalité. Évidemment, critiquer c'est très facile, mais se sortir les doigts du cul c'est plus corsé. Tu as perdu. Tu crèveras en tant que marionnette. Ton nom n'appartiendras pas à l'histoire mais à la liste des victimes de la pensée unique.
     
    [improvisation de moi, 14 Juillet 2017]
     

    Shônen


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  • Introspection collégienne

     

    Tu ne comprenais pas pourquoi.

    Qu'est-ce que tu avais bien pu faire au bon dieu, ou à tous les enfoirés en-dessous, pour que tu mérites ça. Tu as toujours été un élève modèle. Tu n'as fait de mal à personne, tu n'avais pas de compte à rendre. Et quand bien même, les autres devaient te juger faible. Et c'est ainsi qu'ont commencé les quatre années les plus lamentables de ton existence.

    Injures, coups et insultes pleuvaient à longueur de temps. Tu n'avais pas d'amis, tu restais seul dans ton coin, sans doute parce que tu n'étais pas comme eux. Tu ne faisais pas partie de la bande. Quand bien même tu n'avais rien fait de mal, les violences gratuites étaient ton lot quotidien. le soir, tu pleurais dans ta chambre, bien enfoui dans tes draps pour que tes parents ne t'entendent pas pleurer.

    Mais les violences n'étaient pas seules dans la partie. Les adultes du collège aussi te jugeaient. Un jour, tu as ri en classe, bêtement. Ce n'était pas bien méchant. Les véritables racailles s'en sortent indemnes pour plus que ça. Mais la professeure t'a méchamment réprimandé et donné un avertissement conduite. Tu étais censé toucher les encouragements du conseil de classe, qu'on t'a refusé en fin de trimestre, juste à cause de cette idiotie.

    Tu as finalement commencé à réaliser. Un élève modèle se fera sévèrement réprimander au moindre pet de travers, là où un élève dissipé n'endurera qu'une simple remarque. Non seulement tu étais le souffre-douleur, mais en plus les adultes n'avaient que faire de ton sort. Et non seulement ils n'en avaient que faire, mais encore ils enfonçaient un clou qui n'avait pas besoin d'être enfoncé.

    Tu ne comprenais toujours pas pourquoi cela fonctionnait comme ceci, mais au moins tu avais le mérite de comprendre une bonne fois pour toutes comment cela fonctionnait. Du coup, lors de la quatrième et dernière année dans ce collège, tu t'es mis à faire des conneries. Tu te moquais de tout le monde au même titre que le monde se moquait de toi. Tu participais aux batailles de boulettes de papier. Tu hurlais en plein cours.

    Cela ne réglait pas les problèmes, évidemment. Mais si les adultes ne veulent pas régler les problèmes, qui d'autre le fera ? Tu te faisais toujours détester et cracher à la figure, certes. Évidemment, tu n'étais pas mieux loti que quelques années plus tôt. Tu étais toujours mal vu dans ce collège. Mais au moins, cette fois-ci tu savais pourquoi.


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  • Un viol qui tourne mal

     

    Près des canaux de la fontaine,
    Contre la petite murette,
    Les vêtements déchirés,
    La fille battue, la fille violée.

    Le coupable au bord de l'extase,
    Une nouvelle victoire pour lui.

    Mais un peu plus loin,
    Un homme en noir,
    Le justicier masqué,
    Le couteau à la main,
    S'approche furtivement.

    La lame plantée dans le dos du coupable,
    La colonne vertébrale aussitôt fracturée,
    Le violeur tracassé, le violeur fracassé,
    La douleur se retourne contre lui,
    Son crime tourne mal.

    Le justicier masqué,
    Le sourire de tueur esquissé,
    Le coupable étalé sur le sol,
    Le couteau remué dans la plaie,
    La lame qui creuse des galeries
    Dans le corps du violeur.

    Sous les yeux de la victime,
    Devenue spectatrice d'un autre crime,
    Une douleur en chasse une autre.

    L'homme en noir excité par le sang,
    Le coupable a été découpé
    En vulgaires morceaux de viande,
    Les organes arrachés,
    Les tripes gisant sur le bitume,
    Les intestins en lambeaux,
    Le sang sur le sol,
    Le coeur extirpé.

    Dans les canaux de la fontaine,
    Le corps du coupable jeté aux poissons,
    De la viande fraîchement découpée,
    Petits morceaux flottant à la surface,
    Une flaque rouge à la surface de l'eau.

    L'homme en noir, parti.
    La fille, sauvée par un fou,
    Elle n'a plus qu'à se retirer.
    Plus jamais elle ne longera
    Les canaux de la fontaine.


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  • Ce texte est un vieux texte qui exprime mon dégoût du système actuel qui explique aux femmes et aux jeunes que pour être respecté, il faut suivre des standards dégueulasses. J'ai poussé la satyre à l'extrême. Je m'en bats les couilles si ce texte se fait censurer.

     

    Parce que tout est à chier

    Baise-moi papa
    Baise-moi encore
    Encore plus fort
    Je suis ta petite pute

    J'aimerai même être violée
    Par tes collègues de l'usine
    Qu'ils fourrent leur grosse queue
    Bien au fond de ma chatte

    Ainsi parlait la fillette nymphomane
    Huit ans et déjà pute

    Baise-moi papa
    Baise-moi encore
    Encore plus fort
    Je suis ta petite pute

    Pour être une vraie femme
    Un modèle pour la société
    Il faut être dépucelée
    Le plus rapidement possible

    Ainsi parlait la fillette nymphomane
    Huit ans et déjà pute

    Baise-moi papa
    Baise-moi encore
    Encore plus fort
    Je suis ta petite pute

    Quand je serai grande
    Je me taperai n'importe qui
    Il paraît que c'est un moyen
    De gagner un tas d'argent

    Ainsi parlait la fillette nymphomane
    Huit ans et déjà pute


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