• Un viol qui tourne mal

     

    Près des canaux de la fontaine,
    Contre la petite murette,
    Les vêtements déchirés,
    La fille battue, la fille violée.

    Le coupable au bord de l'extase,
    Une nouvelle victoire pour lui.

    Mais un peu plus loin,
    Un homme en noir,
    Le justicier masqué,
    Le couteau à la main,
    S'approche furtivement.

    La lame plantée dans le dos du coupable,
    La colonne vertébrale aussitôt fracturée,
    Le violeur tracassé, le violeur fracassé,
    La douleur se retourne contre lui,
    Son crime tourne mal.

    Le justicier masqué,
    Le sourire de tueur esquissé,
    Le coupable étalé sur le sol,
    Le couteau remué dans la plaie,
    La lame qui creuse des galeries
    Dans le corps du violeur.

    Sous les yeux de la victime,
    Devenue spectatrice d'un autre crime,
    Une douleur en chasse une autre.

    L'homme en noir excité par le sang,
    Le coupable a été découpé
    En vulgaires morceaux de viande,
    Les organes arrachés,
    Les tripes gisant sur le bitume,
    Les intestins en lambeaux,
    Le sang sur le sol,
    Le coeur extirpé.

    Dans les canaux de la fontaine,
    Le corps du coupable jeté aux poissons,
    De la viande fraîchement découpée,
    Petits morceaux flottant à la surface,
    Une flaque rouge à la surface de l'eau.

    L'homme en noir, parti.
    La fille, sauvée par un fou,
    Elle n'a plus qu'à se retirer.
    Plus jamais elle ne longera
    Les canaux de la fontaine.


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  • Ce texte est un vieux texte qui exprime mon dégoût du système actuel qui explique aux femmes et aux jeunes que pour être respecté, il faut suivre des standards dégueulasses. J'ai poussé la satyre à l'extrême. Je m'en bats les couilles si ce texte se fait censurer.

     

    Parce que tout est à chier

    Baise-moi papa
    Baise-moi encore
    Encore plus fort
    Je suis ta petite pute

    J'aimerai même être violée
    Par tes collègues de l'usine
    Qu'ils fourrent leur grosse queue
    Bien au fond de ma chatte

    Ainsi parlait la fillette nymphomane
    Huit ans et déjà pute

    Baise-moi papa
    Baise-moi encore
    Encore plus fort
    Je suis ta petite pute

    Pour être une vraie femme
    Un modèle pour la société
    Il faut être dépucelée
    Le plus rapidement possible

    Ainsi parlait la fillette nymphomane
    Huit ans et déjà pute

    Baise-moi papa
    Baise-moi encore
    Encore plus fort
    Je suis ta petite pute

    Quand je serai grande
    Je me taperai n'importe qui
    Il paraît que c'est un moyen
    De gagner un tas d'argent

    Ainsi parlait la fillette nymphomane
    Huit ans et déjà pute


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  • Ceci est un vieux texte, j'ai du le retaper parce que je l'ai perdu. Au passage, j'en ai profité pour le peaufiner, il faut dire que j'étais assez content de ce texte, étant donné qu'il dit des vérités qui blessent et à tendance à choquer. Et c'est le but. Je le poste également sur WattPad.


    Cette image n'a aucun rapport. J'ai écrit ça un jour où j'étais très énervé.
    Je sais que ce n'est pas constructif, en début de la part de vérité.

     

    Julia se fait jeter du 4x4 de son maître chaque matin
    Et passe ses journées à attendre sur le bord de la route
    A chaque fois qu'une voiture défile elle exhibe ses seins
    En espérant finir dans l'alcool et dans le foutre
    De huit heures à vingt heures elle occupe le même poste
    Parce que ses esclavagistes lui ont dicté sa mission
    Ainsi à chaque fois qu'un vieux dégueulasse l'accoste
    Julia annonce la couleur "C'est dix euros la fellation"

    Julia regarde l'horizon derrière les pâturages
    Julia rêve de s'enfuir et briser le silence
    Mais Julia sait qu'elle crèvera avant l'âge
    Et n'aura rien fabriqué de son existence
    Parce que Julia est née pour être violée
    Julia sait qu'elle n'a pas d'autre utilité
    Ses maîtres sont là pour lui rappeler chaque jour
    Et broyer son cou entre leurs serres de vautour

    Julia est piégée dans ce cruel réseau de prostitution
    L'enfer vivant qui la bousille n'est pas prêt de changer
    A chaque fois que Julia avale pour gagner deux ronds
    Ce sont toujours ses esclavagistes qui empochent la monnaie
    Un jour Julia s'est rebellée et a rapporté deux fois moins
    Ses maîtres ont dessiné des bites sur sa peau avec des lames
    Entre deux torrents de larmes Julia fait des rêves malsains
    Où elle s'imagine foutre le feu à cette terre à coups de napalm

    Julia regarde l'horizon derrière les pâturages
    Julia rêve de s'enfuir et briser le silence
    Mais Julia sait qu'elle crèvera avant l'âge
    Et n'aura rien fabriqué de son existence
    Parce que Julia est née pour être violée
    Julia sait qu'elle n'a pas d'autre utilité
    Ses maîtres sont là pour lui rappeler chaque jour
    Et broyer son cou entre leurs serres de vautour

    Julia espère que quelqu'un la sortira de cet Enfer
    Mais Julia sait pertinemment que personne ne l'entend
    Julia compte sur sa vieillesse pour abréger son calvaire
    Malheureusement Julia n'est âgée que de quatorze ans


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  • Cafards

    L'homme qui vise toujours plus haut
    Règne sans merci sur sa tour
    Croise le fer contre l'écosystème
    Assassine jusqu'à son propre frère
    Pour quelques pièces supplémentaires
    Déclenche des guerres cruelles
    Lobotomise son inférieur
    Pour quelques billets
    Il est le roi du monde
    Il décide quel espèce peut vivre
    Et quelle espèce vivante doit s'éteindre
    C'est l'homme qui fait la loi
    C'est lui le roi de la jungle...

    Mais depuis le début du scénario
    Un ennemi guette et observe
    Sans dire un mot
    Il attends le moment venu

    Les cafards sont là
    Mais ils se taisent
    Ils n'entrent pas en conflit
    Ne se mêlent pas aux affaires
    Des maîtres de la planète
    Ils sont partout autour de toi
    Mais personne ne peut les voir
    L'homme continue son règne sans merci
    En désinfectant son logement
    Pour éloigner le véritable prédateur
    Pour ne pas perdre sa place
    De roi de la jungle
    L'homme ne sait pas encore
    Ce que les cafards planifient

    Et ainsi depuis le début du scénario
    L'ennemi est là qui observe
    Sans dire un mot
    Ils attendent le moment venu

    L'homme manque de ressources
    Les guerres se profilent
    Déchirent les super-civilisations
    La tour s'effondre sur le sol
    La terre dévastée devient forêt
    Les grandes villes deviennent ruines
    Un royaume s'effondre
    Mais un autre le remplacera
    L'être humain vient de s'éteindre

    Le règne des cafards peut commencer...


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  • Je vous déteste.

    Je commence cette lettre ouverte de cette manière, comme ça vous savez à quoi vous attendre avant même que je termine cette lettre. Vous connaissant, vous n'en avez que faire, alors vous pouvez la lire en partant de la fin. Voire la survoler si ça vous chante. Voire ne pas la lire du tout. Je m'en fiche.

    Venons-en au faits. Il y a de cela trois ans, j'avais loué un appartement sympa, un studio ensoleillé, orienté vers le Sud. Ce n'était que 17m², je le payais 400 euros par mois, 400 euros auxquels il fallait soustraire l'argent que je touchais de la CAF. Mais la vue était belle et l'immeuble tranquille, donc je n'en tenais pas rigueur. J'ai toujours payé mon loyer sans rechigner.

    Au début, l'appartement situé en face de chez moi était loué par une fille tout ce qu'il y a de plus normal. Le mois de Juin suivant, cette fille s'en est allée. Deux mois plus tard, un autre locataire est arrivé et les ennuis ont commencé. J'ai rapidement deviné que j'avais là affaire à un trafiquant de drogues. Il y avait un garçon et une fille. Ils ont commencé à faire du bruit. Toutes les nuits. Je ne dormais pas. Encore aujourd'hui, mon rythme est perturbé et il m'arrive de dormir par à-coups. Encore aujourd'hui, un an après avoir rendu l'appartement.

    Je continuais de payer le loyer sans rechigner. Mais les ennuis n'ont fait que commencer. Un jour, ma mère vous a téléphoné pour vous expliquer le problème. Votre réponse a éclaté comme un coup de tonnerre : ce n'est pas votre problème. A vrai dire, l'immeuble dans lequel j'habitais, le Clos des Pins, n'était haut que de deux étages, donc si vous y perdiez des locataires, votre Chiffre d'Affaires n'en aurait été que peu influencé. Du coup, vous vous êtes contenté de m'ignorer comme si j'étais une "source négligeable de revenus". Tant pis s'il m'était arrivé quelque chose.

    Aux tapages nocturnes habituels, il fallait ajouter des boîtes aux lettres fréquemment fracturées, des mégots dans l'ascenseur et des odeurs de drogue dure dans les couloirs. Trois jours avant que j'aille en Finlande, ils ont failli défoncer ma boîte aux lettres alors que j'attendais ma carte vitale Européenne. Il a quand même fallu que j'aille la chercher en mains propres. Ma vie était devenue un Enfer. Cet Enfer a duré deux ans. Et je vous payais le loyer pour ça.

    Vous m'entendez ? Je vous payais le loyer pour ça. Pour que ma vie devienne un Enfer. Un putain de loyer pour ça. Un jour, quelqu'un a guetté en bas de l'immeuble. Deux hommes sont venus et se sont mis à défoncer la porte en face de chez moi à coups de disqueuse qu'ils avaient branché je ne sais pas où. Plus loin, on pouvait entendre un enfant pleurer et sa mère qui essayait de lui dire comme elle pouvait de ne pas faire de bruit.

    Et vous osez encore dire que vous n'en avez rien à foutre, quand bien même ce sont vos appartements. Non, vous n'en avez rien à faire, parce que ce n'est qu'une source infime de revenus. Moi, pendant ce temps-là, j'étais mort de trouille, caché sous mon lit, le drap au-dessus de moi pour étouffer jusqu'au moindre bruit, mon téléphone en silencieux, même pas en vibreur. A chaque moindre bruit que je faisais, on bombardait ma porte de coups de poings. Ma mère est venue me chercher dans la panique et j'ai dit adieu à cet Enfer. Mais je continuais de payer le loyer, encore trois mois après. J'ai rendu l'appartement.

    Et vous pensez que cette histoire s'arrête là ? Détrompez-vous. Vous avez vu en moi quelqu'un de gentil, de bon et toujours serviable. Un jour, vous m'avez appelé, le jour où j'étais le plus fatigué, pour me demander d'être présent lors de la visite de l'appartement. J'y étais, ce jour-là. Vous n'y étiez pas parce que vous aviez autre chose à faire (je vous cite : "une formation à Montpellier"), et vous aviez exigé que je fasse le travail à votre place, prétextant que le futur client n'était pas de la région et donc qu'il aurait été dommage qu'il se déplace jusqu'ici pour rien. Ce n'est pas de ma faute si vous êtes mal organisés. J'y étais. Pas vous. J'ai sacrifié mon temps libre pour faire le travail à votre place. En d'autres termes : j'ai fait des heures supplémentaires à votre place. Et je n'ai pas été payé pour faire votre travail.

    Vous m'avez pris pour un pigeon. J'étais là et pas vous. J'ai fait votre travail à votre place, sans rien demander en retour. Par contre, est-ce que vous m'avez aidé lorsque ma mère vous a annoncé qu'il y avait des dealers dans l'immeuble ? Quel idiot j'ai été, de vous payer le loyer pour cet Enfer ! L'appartement a été repris par une fille. Elle n'est pas restée longtemps, et je crois même qu'elle est déjà partie. Ces jours-ci, à chaque fois que je passe devant mon ancien chez moi, les volets sont fermés. Cet appartement est maintenant "maudit" et personne ne voudra vous le reprendre. Et vous savez quoi ?

    Vous l'avez bien mérité.

    Cette lettre est déjà trop longue. Je ne suis pas sur Facebook, alors je ne peux pas noter votre agence et cliquer sur l'étoile la plus à gauche. Oui, je vous aurais mis 1, pour m'avoir demandé de payer un loyer pour ça. Un Enfer qui m'a brisé, physiquement, socialement et moralement. Je vous aurais mis 1 parce que sur Internet, il est impossible de mettre 0. Vous ne pouvez pas être pire que ce que vous êtes actuellement. A moins que vous ne deveniez Satan à la place de Satan.


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