• Précision : J'ai également posté cet avis sur Steam.

    Lorsque j'ai acheté ce jeu, je ne savais pas à quoi m'attendre à cause de son titre de rigolo. Hé bien vous savez quoi ? Ce jeu est une perle, et le titre du jeu a plusieurs significations - que je ne dévoilerai pas ici, c'est mieux de le découvrir par soi-même !

    VVVVVV



    Concrètement, vous incarnez le capitaine d'un vaisseau spacial qui a été séparé de ses collègues suite a un crash. Vous êtes perdu dans une autre dimension, et puis débrouillez-vous ! Et oui, comme on parle d'un jeu résolument rétro, le scénario est simple et c'est très bien comme ça. Les premières choses qui tapent à l'oeil, c'est que le jeu consomme très peu en CPU. Les graphismes sont minimalistes et l'excellente musique n'a rien à envier aux consoles 8-bit.

    Là, je commence à jouer. Je me retrouve dans une salle carrée, je vais à droite. Un sol rempli de piques. Un message apparait "Maintenez la touche ACTION pour inverser la gravité". Je le fais. Je ne saute pas, je me retrouve scotché au plafond. J'avance ainsi la tête en bas. Et oui, dans ce jeu, on ne saute pas, on inverse la gravité. C'est la toute la difficulté et la subtilité du jeu : il va vous pousser à réfléchir d'une façon inhabituelle, et l'on devine déjà que ce mécanisme ouvre la porte à bien des puzzles dans la suite du jeu !

    Je passe la zone de didacticiel. Je retrouve donc Violet, un membre de l'équipage. Là, le jeu devient beaucoup plus ouvert et je me met à explorer. Le monde paraît petit sur la carte, mais le mécanisme inhabituel du jeu, ajouté aux musiques qui ont le bon goût de ne pas se répéter *** SPOILERS *** , font que je ne suis pas au bout de mes surprises.

    VVVVVV



    Concrètement, je dois explorer l'espace à la recherche des quatres autres membres de l'équipage restant. Dans n'importe quel ordre. Et oui, à aucun moment ce jeu ne va vous dire "Vous devez disposer de tel pouvoir pour aller ici" ou "la porte est fermée". Liberté totale. Concrètement, les quatres membres sont situées dans quatre zones, parmi lesquelles (attention, si vous voulez découvrir par vous-même, ne survolez pas) : *** SPOILERS ***

    VVVVVV



    Je sauve un membre. Puis deux. Ah, où-suis-je ? Et pourquoi la musique a changé ? Serait-ce un challenge ? Encore une surprise reservée par le jeu ! Je n'en dis pas plus, pas même dans la balise spoiler. Découvrez par vous-même.

    Ce que l'on remarque, c'est que l'on passe son temps à jouer, pas à attendre. Cette qualité n'est pas beaucoup relevée de ce que j'ai pu lire dans les critiques, mais lorsque vous changez de zone, le temps de chargement de la zone suivante se calcule en millisecondes. Il n'y a aucun temps de chargement. On aurait presque tendance à l'oublier avec le temps.

    Au même titre que Super Hexagon, un autre chef-d'oeuvre de Terry Cavanagh, on voit son skill augmenter au fur et en mesure des runs. La première fois que vous jouerez à VVVVVV sera la plus pénible. Vous ne connaissez pas le monde, vous n'avez pas les réflexes, il vous faudra plus de 5 heures et plus de 500 morts pour terminer le jeu une première fois. Je vous rassure : c'est normal ! Plus vous pratiquez et mieux vous maitrîserez le jeu !

    Le jeu réserve d'autres surprises ! Dans ce monde, il y a une vingtaine d'amulettes à collectionner. Certaines amulettes sont plus difficiles que d'autres à collectionner, et compléter la collection débloquera l'accès a une nouvelle zone et de nouveaux challenges. Signalons aussi la présence d'un éditeur de niveaux qui permet de créer des cartes entières (et pas juste un tableau) ! Malheureusement, celui-ci est légèrement bugué. C'est la seule fausse note au tableau.

    Ceux qui aiment les challenges aimeront les niveaux facultatifs intégrés à l'éditeur de niveau. On appréciera aussi un principe tout bête : le flip mode, qui retourne le jeu verticalement. Ce mode ne rend pas le jeu plus difficile lorsque l'on débute, mais a une forte tendance à perturber lorsque l'on connaît le jeu par coeur. Bref, tout ça pour dire que Terry ne s'est pas contenté de dire "je fais un jeu et voilà". Non, même si ce jeu peut se terminer en moins d'une demi-heure, il est plein de surprises et de secrets.

    Un chef d'oeuvre !


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    Non mais vraiment. Il suffit de savoir ce qu'est un timer et le tour est joué. Tenez, j'ai fait une débilité, juste au-dessus. Bon, vous ne pouvez pas l'utiliser étant donné que ce n'est qu'une image. Mais concrètement, le bouton "Yay !" permet d'ajouter un point au score à chaque fois qu'on clique dessus. Le bouton "Idle !", quant à lui, ajoute 1 à une variable globale que je n'ai même pas pris la peine de nommer. En fait, toutes les deux secondes, nous additionnons la valeur de la variable globale au score. Et c'est là qu'intervient le timer.

    C'est juste le prototype. C'est débile hein ? Pourtant, cela a donné naissance à un genre mortellement addictif. Il suffit de creuser toutes les possibilités offertes par la programmation et l'imagination. Et le pire, c'est que presque tous les clickers sont des free-to-play aujourd'hui.


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    Hello la compagnie. J'ai décidé de m'enregistrer en train de jouer à VVVVVV, à le finir d'une traite et j'ai bien fait parce que j'ai zigouillé de loin mon précédent record voilà. Ce jeu est l'oeuvre de Terry Cavanagh, et oui c'est le dev qui a aussi fait Super Hexagon et qui nous as prouvé qu'on pouvait faire de bons jeux à partir de presque rien, là où personne n'en fait avec tout.

    Je vous rassure, la première fois que j'ai joué à ce jeu, il m'a fallu 5 heures pour le finir avec un nombre de morts qui va entre 400 et 500 je me souviens plus exactement.


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    Fallait quand même que je poste cette vidéo sur mon blog. Et oui, c'est moi qui joue, et je me suis enregistré passer le dernier niveau de ce "Die and Retry". Il m'a fallu des mois pour survivre une minute, mais la satisfaction que j'ai éprouvé en finissant ce jeu a été jouissive.


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  • Que les choses soient claires : je n'ai jamais touché à un jeu violent de ma vie, et si vous êtes un gamin de douze ans qui cherche à se payer le dernier AAA, comptez pas sur moi pour vous filer des arguments afin de convaincre votre maman de vous le payer. Ce genre de jeux j'en ai rien à péter, mais tentant de travailler dans le secteur, le préjugé "les jeux vidéos rendent violent" me fait de l'ombre au point que je suis obligé d'y consacrer un article de ce blog.

    "Les jeux vidéos rendent violent."

    The Legend of Zelda : Breath of the Wild.
    Ceux qui y ont joué comprendront.

    Parce que ça commence à sérieusement me gonfler, les adultes qui n'arrêtent pas de proclamer haut et fort que tout est de la faute des jeux vidéos. Ils voient trois gouttes de sang et de suite c'est la catastrophe, on crie au scandale, on rêve de mener des croisades. C'est sûr que regarder des séries policières remplies de crimes et meurtres horribles c'est plus sain pour le corps et l'esprit.

    Pardon ? C'est pas pareil ? Et pourquoi ce serait pas pareil je vous prie ? Au contraire. Si les jeux vidéos rendent violents, alors pourquoi pas les films ? Et les livres ? Beh oui, pourquoi on ne s'en prend pas aux livres aussi ? Vous avez déjà lu un livre où il n'y a ni méchants ni gentils ? Vous avez déjà vu un film où il n'y a pas de drames ni d'action ?

    "Les jeux vidéos rendent violent."

    Ha, nous y voilà. Les jeux vidéos, c'est pour les enfants, alors que les films c'est pour les adultes. Aujourd'hui, les jeux vidéos ne s'adressent plus uniquement à des gamins de douze ans et ça il faudrait que la société le saisisse. La notion d'exutoire est nécessaire à l'espèce humaine. Quand vous avez un travail de merde dans une ville de merde et que vous n'avez que deux heures pour vous défouler, vous n'avez pas envie de jouer à Super Mario hein.

    - Une banlieue crache du feu.
    - C'EST LA FAUTE DES JEUX VIDEOS CA REND VIOLENT.
    - Une femme s'est faite égorger.
    - C'EST LA FAUTE DES JEUX VIDEOS CA REND VIOLENT.
    - Plusieurs morts en Syrie.
    - C'EST LA FAUTE DES JEUX VIDEOS CA REND VIOLENT.
    - Attentats à Stockholm.
    - C'EST LA FAUTE DES JEUX VIDEOS CA REND VIOLENT.

    Voilà, éduquez vos enfants. D'autant plus que l'être humain n'a ni attendu les jeux vidéos, ni les films, ni les livres pour être violent. Pour ma part, il m'est déjà arrivé d'être taxé de satanique parce que j'écoute du Metal. Et d'anarchiste parce que j'écoute du Punk. Arrêtez de regarder les infos, pensez par vous-même au lieu d'accepter ce que les gens veulent bien vous dire comme des imbéciles.

    Cet article n'a ni queue ni tête et j'ai exposé mes arguments sans prendre la peine de réfléchir à l'ordre dans lequel je les exposerais. Et finalement, c'est pas important.


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