• Journal

    Des billets d'humeur qui bien souvent n'ont ni queue ni tête. Bien souvent, je les écrit lorsque j'ai besoin d'écrire mais que je ne sais pas quoi rédiger, histoire de ne pas perdre l'habitude.

  • Ah, et avant de commencer il faut que je précise : j'ai tellement de rage enfouie au plus profond de moi que lorsque j'écris quelque chose, je suis obligé de retenir mes mots. Faute de quoi je peux devenir excessivement vulgaire et ultra-violent.

     



    Finalement, la seule chose que j'ai apprise durant mon parcours scolaire, c'est qu'il ne faut faire confiance à personne. Et attention, mes années collèges ont eu lieu bien avant la crise économique, alors croyez-moi qu'on n'a pas attendu l'arrivée de cette dernière pour se comporter de la pire des manières.

    N'importe quoi était prétexte au harcèlement. Pour ma part, je suis arrivé dans un collège en grande majorité composé d'une minorité ethnique. Je ne vais pas détailler davantage, sinon je vais passer pour un raciste. Mais croyez-moi, sortez de vos murs et de votre zone de confort. Je ne suis pas raciste, et pourtant, j'ai toutes les raisons de l'être. Eux faisaient la loi, moi je subissais. Ils me tabassaient, je résistais, je m'enquillais une heure de colle pour avoir fait le grave crime d'avoir chanté à tue-tête "Allons enfants de la Patrie, le-". Et le cercle recommençait. Les adultes n'étaient pas payés pour faire régner le règlement.

    Tout ça pour dire que j'ai failli dire "Allez tous vous faire foutre" une fois de plus. Mais le mot "tous" est en trop. Je n'étais pas seul face à cette bande de chiens, et encore heureux, sinon j'aurais été plus radical dans mes manières de faire mes tentatives de suicide.

    A l'heure où presque tout le monde parlait de musique Rap, de Clara Morgane et de vodka polonaise, moi j'étais en mode "bonjour" avec Pokémon, Final Fantasy, et les jeux vidéo en général. Vous voyez où je voulais en venir ? C'était facile, on m'appelait "SAF" pour "Sans Amis Fixe", ou alors on écrivait à la mine du compas "TPA - T'AS PAS D'AMIS" en gros sur ma table.

    J'ai une revanche à prendre. Je n'ai pas passé l'éponge. J'aurais aimé faire un comparatif sur "moi avec harcèlement scolaire VS moi sans harcèlement scolaire", mais il y a sans doute plein de choses dont je ne m'aperçois même plus tellement elles sont devenues banales à mes yeux. Par exemple, je met énormément de temps à accorder ma confiance. Je fais régulièrement des cauchemars, d'ailleurs j'en ai refait un la nuit dernière. Et vous savez quoi ? Aujourd'hui je suis sur ma lancée pour fabriquer des jeux vidéos et, qui sait, une entreprise. Le chemin est long, mais je compte bien me venger de tous ces imbéciles. Une quinzaine d'année a passé, mais ma rage destructrice est toujours là.

    Donc à tous ceux qui disent que l'éducation est une chance et que l'école devrait être obligatoire à tous les enfants, à tous ceux qui disent que le lycée c'est plein d'histoires d'amour entre adolescents et de fêtes sauvages... Vous avez vraiment besoin d'apprendre à relativiser tout ça.


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  • J'ai longtemps joué le révolté et boycotté bien des choses lorsque j'estimais que cela était nécessaire. Encore aujourd'hui, je mange de moins en moins de viande et je refuse de passer le permis (en même temps je n'ai pas vraiment le choix...). Ce ne sont que deux petits exemples de ce que je fais régulièrement. Mais là où bien des adolescents en crise jouaient les révoltés pour se la jouer cool, moi je jouais le révolté parce que j'étais sincère. Voilà ce qu'il reste de notre sincérité aujourd'hui : une image de marque, un produit. On connaît la suite.

    La révolte, ça fait vendre. Comment tu veux t'en sortir après ? Tout doit être produit, fabriqué, vendu. J'ai perdu ma foi en l'humanité depuis plus de deux ans. A quoi ça sert d'être gentil et à quoi ça sert d'être méchant quand tu sais que le meilleur moyen de t'en sortir est d'être un tricheur ? J'essaie de me trouver une place au soleil, il n'y en a pas. Alors j'essaie de trouver une place chez les révoltés, mais c'est devenu une branche dissidente achetée par le système, donc ça ne marche pas. Et tout ce qu'il reste, c'est la haine. Gratuite. Bête et méchante.

     




    Lève les poings. Tends le doigt. Combats le système. Propose autre chose. Mais ce que tu ne sais pas, c'est qu'après c'est nous qui devenons les tricheurs. Alors on répète le scénario en inversant les rôles. Et ça peut durer longtemps comme ça. Pas moyen que tout le monde soit heureux. C'était un rêve de gosse ça, pour moi. Certains voulaient aller dans l'espace, d'autres voulaient devenir le nouveau Zidane, moi je voulais juste que tout le monde sur Terre soit heureux, ne serait-ce qu'un quart de seconde.

    Détruire le bonheur. Détruire la nature. Détruire la vie. Au nom de la haine et de l'industrie. Tiens c'est marrant, on se croirait dans le livret d'un groupe de Black Metal des années 80. J'ai une rage folle en écrivant ces lignes, je ne sais même pas comment terminer ce putain d'article. J'ai même pas fait de plan. Démerdez-vous. J'ai aucune moralité à donner et j'ai rien à enseigner.

     

    Ah si : Dragon Quest c'est cool !


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    Les gamers comme moi qui ont grandi dans les 90s, on se plaint souvent que les jeux vidéos de nos jours deviennent généralement de plus en plus faciles, mais il faut savoir que maintenant, les jeux vidéos se sont vachement démocratisés et que c'est entré dans notre culture, ce n'est plus une contre-culture, comme c'était le cas vingt années en arrière où il fallait se cacher tellement qu'on était stigmatisés. Comme cela intéresse beaucoup plus de monde et que parmi tout ce monde, il n'y a pas que des gamers endurcis mais des gens qui jouent pour passer le temps dans les salles d'attente ou autre, forcément, il a fallu qu'on s'adapte et qu'on rende la sauce moins pimentée.

    Je veux dire, quand j'étais gosse, tout le monde critiquait Spyro le Dragon sous prétexte que c'était trop facile. Si ça sortait aujourd'hui, la plupart des gamins d'aujourd'hui trouverait ça trop difficile.

     


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  • Triple lol. Je pense à mon vieux site web sur lequel j'ai sévi jusqu'en Avril 2016. Ce site qui a fait de moi ce que je suis aujourd'hui, ces textes sans bonheur et sans odeur où je n'ai jamais cessé de dégueuler ma haine du système... Encore aujourd'hui, j'ai des accès de rage et de haine. Je ne suis pas totalement guéri.

    J'ai fait mes débuts sur Skyrock, durant cette triste époque où la plate-forme partait progressivement en couilles. On les as démasqués avec leur "Ici T libre" aguicheur et mensonger. J'ai commencé comme tout le monde, dans une fosse à purin, à faire avec de la merde pour monter les échelons. Merci à tous ceux qui m'ont soutenu.

    Je détestais ce putain de monde, mais pire que cela, je détestais surtout mon putain de public composé en majorité de bobos extrémistes, de gauche comme de droite. Des nazis, des nihilistes, des gothopouffes, des emos, des keupons. Putain. Mais bon. J'écris pour moi, je n'écris pas pour vous. D'ailleurs, ils me le rendaient bien ces bons à rien. Ils faisaient des articles entiers rien que pour me descendre. Si j'avais su que j'aurai autant d'honneur. Même pas ils se donnaient la peine de me le dire, il a fallu que des années plus tard je fasse une recherche Google de mes différents pseudos pour savoir ce qui se disait à mon sujet. Dans mon dos. Ben oui hein, sinon c'est pas drôle.

    Fort heureusement, de tout ce public de mes couilles, personne ne m'a suivi. Pas même les hackers russes qui se sont donné corps et âme à essayer de faire planter mon site parce que fuck you. Dans quel monde je suis tombé pour en arriver là putain...

     

    Frelon Khaos respire encore au fond de moi.

     

    J'adorais Kickback. Ce groupe de bobos nihilistes Parisien qui dégueulait un Hardcore agressif et haineux. Même si leur dernier album est en-dessous, ce groupe m'a toujours inspiré, autant au niveau de leur musique que de leur attitude. Je me revendique comme eux. Plein de haine et de négativité, mais non sans cette grande part de sincérité.

    La meilleure façon de contester. Vos "Fuck the System", rangez-les.

     

    KHAOS

     

     


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  • Ne changez pas d'attitude ou de mode de vie juste pour que les autres évitent de vous faire des réflexions. Aujourd'hui nous sommes en 2018. Quoi que vous disiez, quoi que vous pensiez, il y aura toujours un connard pour vous discriminer sous prétexte de n'importe quoi. Et quand je dis "n'importe quoi", c'est vraiment n'importe quoi.

     

    18 / 08 / 18


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