• Journal

    Des billets d'humeur qui bien souvent n'ont ni queue ni tête. Bien souvent, je les écrit lorsque j'ai besoin d'écrire mais que je ne sais pas quoi rédiger, histoire de ne pas perdre l'habitude.

  • Challenge personnel

     

    J'ai toujours aimé passer du temps sur les écrans, à m'occuper des machines. Le problème, c'est qu'Internet, que j'ai toujours vu et vois toujours comme une aubaine, saute sur toutes les occasions pour devenir un véritable cauchemar. Mais la faute n'est pas celle des machines mais de celles qui les utilisent. Que ce soit dans les jeux vidéo multijoueurs où sur les navigateurs Internet, le trolling, le triggering et le harcèlement sont devenues monnaie courante.

    En dehors de cet aspect que je n'ai pas envie de détailler parce que fuck you, il faut savoir que ma cyberdépendance est antédiluvienne. Je n'ai pas attendu Internet pour ça, même avec le petit ordinateur cathodique qui tournait sous Windows 98, qui n'était pas connecté à Internet, j'arrivais à m'amuser. Le temps a passé. Je suis devenu développeur de jeux vidéo et compositeur. Rien que pour travailler, je passe énormément de temps sur les machines, à tel point que je n'ai plus trop ne temps ni l'envie d'aller me planter devant un écran après une journée de travail.

    Surtout que soyons honnêtes. Internet m'a ouvert au monde. Internet m'a rendu agressif. Et comparé à ce qu'il se faisait en 2004, à l'époque où le web c'était des mini-jeux et des petits forums aux échanges constructifs, avouons que ça s'est royalement cassé la gueule.

    M'éloigner des écrans

    Si je continue à ce rythme-là, mes capacités intellectuelles vont finir par court-circuiter. Entre les petits chômeurs extrémistes qui vomissent des conneries sur leur compte Twitter de bobo, entre les pages Facebook mal modérées où chacun cherche à faire le buzz pour avoir son petit quart d'heure de gloire et les gens qui vont sur Internet sans savoir pourquoi ils y vont (mais qu'est-ce que vous foutez là en premier lieu ?), je sature.

    J'essaie de m'accorder des breaks de temps en temps, ne serait-ce que de dix minutes, pour penser à autre chose et être loin de ce putain d'écran. Ce truc multicolore qui peut transformer n'importe quel studio étudiant en palace haut de gamme. Tout du moins, dans vos rêves les plus fous. Je ne quitte pas Internet, j'y ai quand même rencontré de merveilleuses personnes (surtout une qui se reconnaîtra), j'essaie juste de prendre soin de moi et de ne pas retomber à l'état larvaire.


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  • Pourquoi tu passes ton temps à te la jouer racaille ?
    Parce que tu rappes encore plus mal que tu travailles ?
    T'es un parasite, un branleur de trente piges établi
    Qui joues les rebelles parce qu'il n'a rien fait de sa vie.
    "Bonjour je suis un dur qui est en réalité un bon à rien",
    Putain mais retournes à l'usine ça te fera du bien.
    Je suis sur que pas une seule fille ne t'a dit "je t'aime".
    T'es un puceau frustré, voilà où il est ton problème.

    D'ailleurs à quoi ça te sert de jouer les contestataires ?
    Quelque chose à compenser ou t'es juste en manque de bière ?
    La révolte ça ne consiste pas à faire chier les passants
    Et à penser qu'avec trois pancartes on va gagner de l'argent.
    Mais mec achète des lunettes au lieu de jouer les Al Capone !
    "Fuck the system" ? Tu ne sais même pas comment il fonctionne.
    Utilise les neurones de ton cerveau avant de faire souffrir.
    C'est pas compliqué pourtant, même les abrutis savent réfléchir...

    Tu veux réussir dans la vie mais tu ne veux pas travailler,
    Faudrait peut-être mûrir dans ta tête si tu veux y arriver.
    T'as vu, je rappe bien, pourquoi tu flippes, tu as peur ?
    C'est sûr que comparé à toi je suis d'un niveau supérieur.
    Pas besoin de violence, à elles seules mes punchlines te cassent.
    Ton existence va finir en crash et je te crache à la face !
    Tu te trouves faible maintenant ? La clémence est en option.
    Je comprendrai si après m'avoir cherché tu tombes en dépression.


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  • Je perds mon temps à perdre mon temps parce que je suis cyberdépendant. Je vais sur Facebook, il ne se passe rien. Alors je vais sur Twitter, mais sur Twitter il ne se passe rien non plus. Du coup, je vais sur Instagram, à condition que l'envie m'en prenne. Et comme il ne se passe rien, je me dis qu'entre temps, ça a peut-être changé sur Facebook ! Du coup, je retourne sur Facebook. Mais ça n'a pas changé. Alors je retourne sur Twitter et ça n'a pas changé non plus. Ca peut durer longtemps comme ça. Toute la journée en fait. Et au final, lorsque la fin de la journée arrive, je me rends compte que je n'ai rien foutu de la journée.

    #cyberdependance



    Je me rappelle d'une phrase sorti par l'instituteur que j'ai eu en CM1. De ce temps-là, les adultes de l'époque raisonnaient de la même façon, mais avec la télévision. Tu zappes sur une chaîne, il ne se passe rien, tu zappes, il ne se passe rien non plus. Et c'est le cercle vicieux qui redémarre.

    Je perds mon temps. Et le pire c'est que j'en ai conscience. Loisirs technologiques chronophages dans lequel on passe son temps à lire, et pas des choses très passionnantes en général. Qu'est-ce que je fabrique avec ma vie putain...


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  • Sur le Midi Libre, c'était marqué "Parcoursup : plus de deux tiers des jeunes ont reçu une réponse positive". Je ne l'ai pas acheté, mais c'était à la une et j'avais posé un coup d'oeil alors que j'étais à la casse du Utile en bas de chez moi. J'ai un peu ricané.

    Savoir manipuler les phrases, connaître les rudiments de la langue Française (ou de la langue officielle du pays dans lequel vous vivez), c'est la base. Cela vous permet de manipuler les informations et de retourner la situation dans un débat. Tenez, par exemple, prenez ces deux phrases suivantes :

    "Tu as raison, mais ça me fait chier."
    "Ca me fait chier, mais tu as raison."

    Admirez le fait que même si l'idée est la même, le sens change légèrement. Bon. He bien pour revenir à Parcoursup, le ministre de l'enseignement supérieur, donc je ne veux pas connaître le nom, a dit "plus de deux tiers des jeunes ont une réponse positive".

    Ensuite, j'analyse. Déjà, sans vouloir me la jouer Marcel Pagnol, ça dépend de la taille des tiers. Mais surtout : ce qui passe pour un résultat satisfaisant est en fait juste un prétexte pour camoufler un constat alarmant. Et oui parce que si plus de deux tiers ont eu une réponse positive, cela signifie que si tu es lycéen et que tu fais partie du tiers restant, tu auras beau avoir 18 de moyenne dans toutes les matières, tu peux aller te faire enculer.

    Comme "deux tiers" ce n'est pas assez, on rajoute "Plus de..." pour donner une once de positivisme à la phrase. Apprenez à déchiffrer les médias. "Plus de deux tiers", ça veut forcément dire "Moins de trois quarts". Je fais une recherche sur Google. Plus de 30% des jeunes sont sur le carreau. Mathématiquement, plus de 30% ça veut dire moins de 70%. Cela est cohérent avec "Plus de deux tiers", soit "Plus de 66%".

    Et puis attendez. Okay, plus de 30% des jeunes sont sur le carreau, mais comment vous voulez vous en réjouir ? Vous vous en rendez compte au moins ? C'est supérieur au putain de taux de chômage en France qui, lui, est inférieur à 20% ! Mais bon, comme "deux tiers" c'est supérieur à "un demi", les gens ne verront pas le constat alarmant. Et qu'à cela ne tienne, il suffira juste de manipuler les informations en utilisant les bons mots. On rajoutera "Plus de" en début de phrase, et tout le monde sera content.


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  • Je suis fatigué. Il fait lourd. Aujourd'hui j'ai la flemme. Horreur : Trois phrases écrites pour ne rien dire. Ca commence bien dis donc. Non, sans rire. Je ne sais pas quoi faire. J'essaie de travailler, mais sans la motivation, ça ne donne pas grand chose. Je me sens vide. Non pas que je vais mal, mais pas tellement bien non plus. C'est vide. Il n'y a rien.

    Alors je pourrais dessiner, un labyrinthe ou quelque chose comme ça, mais je n'ai pas la motivation et je n'ai même pas envie de me botter le derrière. Vous savez quoi ? Cet article avait pour vocation de m'aider à garder mon rythme de rédaction mais au final, je crois qu'à part vous faire perdre du temps, il ne servira à rien.

    Normalement, j'écris au feeling. Là, c'est tellement le néant dans ma tête qu'il me faut carrément réfléchir avant de rédiger une phrase. Normalement, cela ne devrait pas marcher comme ça. J'ai une idée dans la tête, ou alors un sujet de conversation, et j'improvise dessus. Après un premier jet, je ne prends généralement pas la peine d'en faire un deuxième. Je corrige les petites fautes de frappe, je rajoute ou supprime un ou deux détails par-ci par-là et l'affaire est dans le sac.

    Mais il ne se passe rien. Il fait si lourd et si gris dans le Sud de la France que cela me déprime. Même ma PlayStation 4 a la flemme de me faire de l'oeil. Les jeux vidéo, ça a toujours été ma culture et je me suis toujours revendiqué comme appartenant à la culture du jeu vidéo. Même si j'ai fait un détour par la musique et que je ne compte pas me débarrasser de mes deux cents disque de Metal et de Hardcore Punk.


    Je sature.



    J'ai failli quitter la scène Hardcore Punk à cause d'un détail à la con. C'était en 2014, j'étais allé voir Sick Of It All dans la salle de concert de ma ville. C'était un excellent concert, mis à part le détail du petit connard qui m'est rentré dans le lard parce qu'il était probablement bourré et m'a menacé de me "démonter". En fait, il m'a accusé de l'avoir poussé dans le dos dans les pogos. Déjà, dans un pogo tu ne fais pas trop ce que tu veux mec, tu fais surtout ce que tu peux. Ce détail m'a légèrement fragilisé et a failli me convaincre de quitter la scène Hardcore. Mais bon, on n'est pas des tapettes, on ne va pas de démoraliser pour ça. Surtout que si on se focalise sur ce genre de détails, on n'écoute plus rien. Il y a des connards dans toutes les communautés, faut bien s'en rendre compte.

     



    Et puis, faudra m'expliquer ce délire de "musique engagée". Je suis globalement d'accord avec l'idéologie du Punk Hardcore, bien qu'elle ne réussisse pas à tout le monde n'est-ce pas Kickback. Mais je veux dire, "fuck ci fuck ça" c'est cool, mais pas avec du matos qui coûte une somme à quatre chiffres. Pas quand on a vendu son cul à l'industrie de la musique qui fait partie intégrante de ce que l'on pense critiquer. Vous savez quoi ? Ca me fatigue de rédiger cet article, je le laisse tel quel et puis débrouillez-vous.

    Je vais voir Marylin Manson le 20 Juin.

    Image : Stardew Valley
    En écoute : Strapping Young lad - Alien.


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