• Journal

    Des billets d'humeur qui bien souvent n'ont ni queue ni tête. Bien souvent, je les écrit lorsque j'ai besoin d'écrire mais que je ne sais pas quoi rédiger, histoire de ne pas perdre l'habitude.

  • Voilà. Je vous explique brièvement, même si je pense que vous vous en foutez. Hier, j'ai pris le Tram'Bus de Nîmes pour aller à Cultura et acheter des enceintes de monitoring. Ca coûte très cher et c'est très volumineux. Donc, sur le chemin du retour, je me baladais avec un gros carton dans les bras.
     
    A l'arrêt "Liberté", une vieille au visage carré et strict déboule dans le bus et s'adresse à un jeune qui était assis et avait mis son pied sur le siège du voisin. Certes, moi aussi ça m'énerve et certes, ce n'est pas bien. Sauf que la vieille a commencé à hurler très fort pour que tout le monde entende "DEGAGE !!!" de façon très agressive. Le jeune regarde la vieille en réponds à la méchanceté par la méchanceté. Puis, sans doute après avoir repris ses esprits "Vous pourriez le demander poliment !".
     
    Le jeune, sans doute par dégoût, se met debout et laisse les deux places à la vieille. Mais l'histoire ne s'arrête pas là. La vieille commence alors à vomir un discours sur les jeunes (il y en avait pas mal dans le tram, et ils n'avaient pas l'air méchants), comme quoi on est des connards, qu'on manque de respect, et même que la France ne nous mérite pas. Alors que je ne suis même pas intervenu dans l'histoire, la vieille commence à me fusiller d'un regard noir. Puis, alors que des jeunes expliquent la notion de respect et de politesse à la vieille qui se met alors à rire de façon MLPesque en déblatérant, entre deux insultes : "Et vous vous l'avez la politesse, jeunes de merde ? Maintenant il faudra dire pourriez-vous s'il vous plaît gentiment lever votre pied de là ?".
     
    C'est bien parce que j'avais du gros matos très cher dans les bras que je n'ai pas voulu intervenir. J'aurais eu les mains libres, je serais brièvement intervenu. Alors certes, ce n'est pas poli de mettre son pied sur le siège dans le bus, mais c'est bon, il était pas non plus en train de fumer du shit. La vieille, vu sa tête et son regard, avait l'air de médire la terre entière (et pas que les jeunes), avait l'air prétentieuse. Et son comportement trahissait son narcissisme et son manque d'assurance. Elle avait raison sur le fond mais pas sur la forme. Le genre de personnes qui aime sans doute toujours avoir raison et ne se gêne pas pour le faire savoir.
     
    La morale de l'histoire ? C'est très cool de cracher sur les jeunes et de dire que les générations deviennent de pire en pire. Mais avant de tenir des discours pareils, il faudrait que les gens vérifient qu'ils n'aient rien à se reprocher. parce que pour le coup, la vieille, elle s'est fait des ennemis, moi en premier vu que je rédige ces lignes rien que pour lui donner encore plus d'honneur. Je ne suis pas intervenu. J'avais du matos de plusieurs kilos dans les bras, en plus d'être très volumineux. Je descendais à l'arrêt d'après. Et de surcroît, m'occuper d'une ratée de la vie, j'ai pas que ça à faire. Même si, intérieurement, j'étais aussi calme qu'un volcan sur le point d'exploser.
     
     


    Mon home studio. Pour le moment.

     
    Pour l'anecdote, j'ai du retourner à Cultura dans l'après-midi pour acheter des câbles, il m'en manquait. J'ai repris le Tram'Bus. Il y avait tout une escouade de flics, cette fois-ci. Je me demande comment ce clash s'est terminé.

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  • Vous savez quoi ? Ces derniers mois, je me suis endormi la tête à grands coups de Nintendo Switch et de PS4. Cela me rendait heureux, mais cela m'endormait également la tête. Mais je suis originaire de la scène Punk, j'ai pas vécu que des moments tout roses et, même s'il m'arrive de me plonger dans les jeux vidéos pour m'amuser, dès que je refais surface et que j'arrête de perdre mon temps sur ces conneries, je retrouve ma véritable identité, ce que je suis réellement. C'est-à-dire un éternel révolté.

     

    C'était moi en 2015
    C'était moi en 2015.

     

    Mère Nature, pourrais-tu faire ton travail, tu as accumulé beaucoup trop de retard, tu te fais piétiner, fais ton travail, montre-nous qui est le maître de l'univers ici, on n'en peut plus de toute cette connerie humaine. On n'en peut plus de toute cette violence, on n'en peut plus de nos confrères, on n'en peut plus de se faire écraser, piétiner et humilier par des représentants de notre propre espèce.

    On se bat pour démontrer que nos testicules ont une meilleure couleur que celle de nos confrères, on écrase les ouvriers pour de l'argent, on écrase des pauvres que l'on ne connaît pas, on leur soutire de l'eau et de la nourriture, non pas pour boire et pour manger, mais pour décorer notre vie, même si cela implique que nos semblables auront une durée de vie limitée.

    On écrase la Nature, on pense lui être supérieur mais la Nature se moque de nous, n'aies-je pas raison ? Je le vois bien, la Terre pourra très bien continuer de tourner sans nous.

     

    Au diable les plantes,
    Au diables les forêts.
    Au diable les arbres et les animaux,
    Au diable les montagnes et les eaux.

    Place à l'ère du dieu cybernétique;
    Place à l'informatique et à la robotique.
    Place aux désirs et à la luxure,
    Place aux voitures et aux tortures.

     

    idling to rule the gods
    Idling to Rule the Gods.
    Je crois que ce jeu essaie de m'envoyer un message.

     

    Et c'est tout ce qu'il y aura à retenir. Nous ne serons finalement pas à l'image d'un Dieu qu'on a inventé, mais les déchets d'un monde qu'on a tous fabriqué. Et cela ne sera plus la peine de réfléchir. La Sélection Naturelle aura le dessus sur nos paradis artificiels.

    Fataliste par la simple force des choses. J'en ai marre de courir. J'en ai marre de toujours courir pour ne rien obtenir, toujours courir derrière des avenirs qui vont devenir quoi qu'il advienne de pire en pire. Toujours courir derrière des empires qui font que tout empire. J'en ai marre de perdre mon temps, j'en ai marre de tous ces gens.

    Parfois j'ai envie de protester, j'ai envie de crier que le monde va mal, sans même savoir si cela va changer quelque chose dans l'univers. Est-ce que tu y crois, toi, à l'Effet Papillon ? Je ne crois pas aux contes de fées : un garçon s'élève des bidonvilles et va révolutionner le monde. Non, sans déconner. Un garçon s'élève des bidonvilles, va partir pêcher du poisson et vendre sa bouffe au prix de trois pièces de cuivre pour les riches au gros bide.

    Je suis fatigué de voir le monde dégénérer, je suis fatigué de voir le sang couler, et le sang couler, et le sang coulé. Non je n'ai pas fait de fautes de conjugaison monsieur le grammar nazi qui lit mon article. Du pétrole. De l'argent. Des jeux. De la bouffe. De l'eau. Tout le monde voudrait refaire le monde mais tout le monde souhaite le conquérir. Protester c'est bien beau, mais qui nous dit qu'on ne va pas se laisser emporter dans la spirale de la corruption si c'était nous qui avions le pouvoir ? Le pouvoir total corrompt totalement.

    Finalement peut-être que c'est mieux ainsi, finalement peut-être que tout cela n'a pas vraiment d'importance, que ce n'est qu'un segment de plus de ce qu'on baptisait une crise d'adolescence, peut-être qu'au bout du compte on entrera dans la danse.

    Ou peut-être qu'on en aura raz-le-bol avant et qu'on finira par faire la révolution. Tout casser pour tout reconstruire. Et repartir de zéro, puisque c'est à ça que ça sert, les révolutions. J'en ai marre. J'en ai marre de critiquer un système alors que je suis obligé d'en profiter pour subvenir à mes besoins. J'en ai marre de ce système qui ne marche pas alors que j'en suis l'un des rouages principaux. J'en ai marre de nos dirigeants qui prennent des décisions à la con parce qu'à chaque fois c'est nous qui payons l'addition.

     

     

    Un jour la vie sera trop chère.

    Et lorsque ce jour arrivera,
    Il nous faudra encore couper des têtes
    Et brûler des drapeaux.


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  • Si vous lisez mes textes, vous avez du réagir avec un air de dégoût à la lecture du texte de la honte. Ce texte était inspiré de faits réels dont j'avais été témoin, et, un peu confus, j'avais juré tel un Cornèbre qu'on ne m'y reprendra plus.

    Aujourd'hui, je suis allé au Manga-café de (censuré pour éviter les représailles des stalkers). Je ne savais pas quoi acheter en premier lieu, il n'y avait pas les premiers Blue Exorcist, alors j'ai acheté Magical Girl of the End 9, 10 et 11 parce qu'il faudra bien qu'un jour je continue de lire ce manga. Le rapport avec le texte de la honte et les agressions ? J'y viens, vous allez le voir.

    Magical Girl of the End, saison 2
    Magical Girl of the End, saison 2.

    Le manga café n'est pas situé dans l'endroit le plus chic de ma ville. En fait, avant que j'entre dans le manga-café, il y avait un mec qui fumait et qui m'a appelé "heeee seigneuuur tou puissaaaaaant". Non, ce n'était pas une flatterie, j'ai déjà vécu dans une ZSP. Quand un inconnu est assis sur le rebord d'une boutique, qu'il a une tête qui donne l'impression que ça fait quatre ans qu'il n'a pas pris de douche et qu'il est en train de fumer et qu'il s'adresse à vous en vous faisant des compliments, ce n'est pas pour vous inviter à jouer au Topword, qu'on se le dise.

    Je suis rentré dans la boutique. Je commence à chercher des mangas. Pendant ce temps-là, j'entends gueuler dehors. Le mec semble se déplacer hasardeusement près de la boutique, située devant la "rue des cassos". De plus en plus fort. Même sans le voir, on devinait que le mec était totalement défoncé.

    J'avais peur de sortir de la boutique. Je passe à la caisse. Derrière moi, il y avait un groupe de trois jeunes filles. La vendeuse nous as dit de faire attention en sortant du magasin. Je me suis rappelé d'une agression que j'ai laissé passer. Je me suis rappelé qu'on ne m'y reprendra pas. Bon. Même si je ne connaissais pas les filles clientes, je leur ai dit qu'on reste groupé le temps qu'on traverse la rue, qu'on fait semblant de discuter et qu'on ne se retourne pas.

    On a procédé ainsi et il ne nous est rien arrivé. Je préfère qu'on reste soudés et qu'il ne nous arrive rien, plutôt qu'on agisse chacun dans son coin et qu'il se passe quelque chose de pire. Je n'ai pas fait ça pour une médaille ni pour l'honneur. C'est révoltant. On ne peut même plus acheter des mangas tranquilles, même en plein jour. L'union fait la force, le jour où l'on s'en rendra compte, on pourra rendre la ville plus sûre et intimider les intimidateurs. Au lieu de dire "je préfère que ce soit lui que moi".

    Je n'ai pas peur d'aider des personnes que je ne connais pas. Je n'ai pas besoin d'une raison pour aider les gens. C'est Djidane qui l'a dit, le protagoniste du premier jRPG que j'ai joué et qui m'a donc fait tomber dans la marmite. Repris pas S-Sha dans Megadimension Neptunia VII, mais bon, comme S-Sha est une parodie de Squaresoft, la boîte derrière Final Fantasy, c'est fait exprès.


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  • Il y a un truc qui m'a toujours énervé, c'est que les riches ont toujours écrasé les pauvres. Alors oui, c'est loin d'être nouveau, mais maintenant, il faut dire que ce phénomène a commencé à envahir l'Internet, depuis que le métier de "Community Manager" est apparu. Facebook, Twitter, Instagram, YouTube, tant de sites sur lesquels on peut trouver de tout et de rien. Mais surtout de rien. Et surtout, cette manie constante de "la guerre des likes".

    La guerre des likes.

    A toutes ces vermines de CM pour qui Internet n'est plus qu'un champ de bataille, à toutes ces vermines de gamines qui cherchent leur petit quart d'heure de gloire, j'ai envie de vous poser une question : c'est quoi votre problème ? Qu'est-ce que vous avez à prouver en faisant grimper un chiffre qui ne veut rien dire à des valeurs surélevées ?

    Vous seriez une entreprise, j'en aurais rien à faire, puisque toutes les entreprises cherchent à se faire une place au soleil. Mais putain, qu'est-ce que vous, vous avez à prouver en achetant des likes ?

    La guerre des likes.

    Concrètement, je me connecte sur Instagram et je vois des images d'un mec (celui au-dessus, j'ai légèrement camouflé son pseudo) qui est dans ma liste de suivis. Jusque-là, rien d'anormal. Sauf que je n'ai jamais demandé à le suivre. Il s'est invité tout seul dans ma liste de suivis. en d'autres termes, on a acheté mon like.

    Je déteste quand je suis pris pour une munition d'une guerre de merde à laquelle je n'ai pas demandé de combattre. Je déteste ces mecs qui achètent tes likes. Alors oui, tu peux toujours les bloquer et les deliker, mais ils auront quand même réussi leur coup : tu as vu leur image, leur image reste enregistrée dans ton cerveau. Vous n'avez rien à prouver. Vous avez assez d'influence, vous êtes assez riches. Bien souvent, ce sont des mecs qui nous expliquent comment doit tourner le monde (selon eux).

    Plus ça va et plus les réseaux sociaux m'horripilent. Tu veux égayer mes journées ? Retourne chez ta mère.

     

    La guerre des likes.


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