• Sur le Midi Libre, c'était marqué "Parcoursup : plus de deux tiers des jeunes ont reçu une réponse positive". Je ne l'ai pas acheté, mais c'était à la une et j'avais posé un coup d'oeil alors que j'étais à la casse du Utile en bas de chez moi. J'ai un peu ricané.

    Savoir manipuler les phrases, connaître les rudiments de la langue Française (ou de la langue officielle du pays dans lequel vous vivez), c'est la base. Cela vous permet de manipuler les informations et de retourner la situation dans un débat. Tenez, par exemple, prenez ces deux phrases suivantes :

    "Tu as raison, mais ça me fait chier."
    "Ca me fait chier, mais tu as raison."

    Admirez le fait que même si l'idée est la même, le sens change légèrement. Bon. He bien pour revenir à Parcoursup, le ministre de l'enseignement supérieur, donc je ne veux pas connaître le nom, a dit "plus de deux tiers des jeunes ont une réponse positive".

    Ensuite, j'analyse. Déjà, sans vouloir me la jouer Marcel Pagnol, ça dépend de la taille des tiers. Mais surtout : ce qui passe pour un résultat satisfaisant est en fait juste un prétexte pour camoufler un constat alarmant. Et oui parce que si plus de deux tiers ont eu une réponse positive, cela signifie que si tu es lycéen et que tu fais partie du tiers restant, tu auras beau avoir 18 de moyenne dans toutes les matières, tu peux aller te faire enculer.

    Comme "deux tiers" ce n'est pas assez, on rajoute "Plus de..." pour donner une once de positivisme à la phrase. Apprenez à déchiffrer les médias. "Plus de deux tiers", ça veut forcément dire "Moins de trois quarts". Je fais une recherche sur Google. Plus de 30% des jeunes sont sur le carreau. Mathématiquement, plus de 30% ça veut dire moins de 70%. Cela est cohérent avec "Plus de deux tiers", soit "Plus de 66%".

    Et puis attendez. Okay, plus de 30% des jeunes sont sur le carreau, mais comment vous voulez vous en réjouir ? Vous vous en rendez compte au moins ? C'est supérieur au putain de taux de chômage en France qui, lui, est inférieur à 20% ! Mais bon, comme "deux tiers" c'est supérieur à "un demi", les gens ne verront pas le constat alarmant. Et qu'à cela ne tienne, il suffira juste de manipuler les informations en utilisant les bons mots. On rajoutera "Plus de" en début de phrase, et tout le monde sera content.


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  • Je suis fatigué. Il fait lourd. Aujourd'hui j'ai la flemme. Horreur : Trois phrases écrites pour ne rien dire. Ca commence bien dis donc. Non, sans rire. Je ne sais pas quoi faire. J'essaie de travailler, mais sans la motivation, ça ne donne pas grand chose. Je me sens vide. Non pas que je vais mal, mais pas tellement bien non plus. C'est vide. Il n'y a rien.

    Alors je pourrais dessiner, un labyrinthe ou quelque chose comme ça, mais je n'ai pas la motivation et je n'ai même pas envie de me botter le derrière. Vous savez quoi ? Cet article avait pour vocation de m'aider à garder mon rythme de rédaction mais au final, je crois qu'à part vous faire perdre du temps, il ne servira à rien.

    Normalement, j'écris au feeling. Là, c'est tellement le néant dans ma tête qu'il me faut carrément réfléchir avant de rédiger une phrase. Normalement, cela ne devrait pas marcher comme ça. J'ai une idée dans la tête, ou alors un sujet de conversation, et j'improvise dessus. Après un premier jet, je ne prends généralement pas la peine d'en faire un deuxième. Je corrige les petites fautes de frappe, je rajoute ou supprime un ou deux détails par-ci par-là et l'affaire est dans le sac.

    Mais il ne se passe rien. Il fait si lourd et si gris dans le Sud de la France que cela me déprime. Même ma PlayStation 4 a la flemme de me faire de l'oeil. Les jeux vidéo, ça a toujours été ma culture et je me suis toujours revendiqué comme appartenant à la culture du jeu vidéo. Même si j'ai fait un détour par la musique et que je ne compte pas me débarrasser de mes deux cents disque de Metal et de Hardcore Punk.


    Je sature.



    J'ai failli quitter la scène Hardcore Punk à cause d'un détail à la con. C'était en 2014, j'étais allé voir Sick Of It All dans la salle de concert de ma ville. C'était un excellent concert, mis à part le détail du petit connard qui m'est rentré dans le lard parce qu'il était probablement bourré et m'a menacé de me "démonter". En fait, il m'a accusé de l'avoir poussé dans le dos dans les pogos. Déjà, dans un pogo tu ne fais pas trop ce que tu veux mec, tu fais surtout ce que tu peux. Ce détail m'a légèrement fragilisé et a failli me convaincre de quitter la scène Hardcore. Mais bon, on n'est pas des tapettes, on ne va pas de démoraliser pour ça. Surtout que si on se focalise sur ce genre de détails, on n'écoute plus rien. Il y a des connards dans toutes les communautés, faut bien s'en rendre compte.

     



    Et puis, faudra m'expliquer ce délire de "musique engagée". Je suis globalement d'accord avec l'idéologie du Punk Hardcore, bien qu'elle ne réussisse pas à tout le monde n'est-ce pas Kickback. Mais je veux dire, "fuck ci fuck ça" c'est cool, mais pas avec du matos qui coûte une somme à quatre chiffres. Pas quand on a vendu son cul à l'industrie de la musique qui fait partie intégrante de ce que l'on pense critiquer. Vous savez quoi ? Ca me fatigue de rédiger cet article, je le laisse tel quel et puis débrouillez-vous.

    Je vais voir Marylin Manson le 20 Juin.

    Image : Stardew Valley
    En écoute : Strapping Young lad - Alien.


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  • Shantae

    Shantae c'est une putain de headbangeuse, et seuls ceux qui ont joué au jeu comprendront la blague.

     

    Ca fait une éternité que je n'ai pas rédigé d'articles sérieux ici. Je suis allé en ville. J'avais prévu d'acheter un jeu vidéo, mais finalement, je n'ai rien acheté du tout. Pourtant, les jeux qui me font de l'oeil, ce n'est pas ce qui manque. Entre Sega MegaDrive Classics rien que pour Streets of Rage II et Axiom Verge, en passant par Trine 1 et 2 ou encore Ni No Kuni II, il y a de quoi acheter. Mais je n'ai rien acheté. D'abord parce que mon portefeuille aurait du mal à suivre.

    Ensuite, parce que j'ai déjà trop de jeux à terminer. C'est un peu problématique chez moi ce genre de conneries. J'achète un jeu vidéo, je l'avance et à mi-parcours, j'achète un autre jeu vidéo. Sur le coup je me dis, c'est pas grave, j'avancerai les deux jeux vidéos parallèlement, mais au final, je refais pareil avec le second jeu pour lequel, une fois à mi-parcours, me lasse et je cours en acheter un troisième.

     



    Les idle games commencent à me lasser. D'ailleurs, je crois que ça commence à lasser tout le monde, vu que même sur Kongregate, il n'y a plus rien de nouveau de ce côté-là. Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est qu'un idle game, c'est un jeu vidéo qui se joue tout seul. Dans les grandes lignes, vous attendez qu'un nombre devienne vraiment super grand, ce qui débloque d'autres nombres que vous devrez élever à des valeurs vraiment super grandes, et ainsi de suite. Sur le coup c'est drôle, mais après, cela devient aussi intéressant que d'écrire "1" sur une calculatrice et de demander "+1=" en répétition.



    Finalement, même le secteur du jeu vidéo est touché par le syndrome de la surconsommation. Je dépense, donc je suis. Quand j'étais petit, c'était papa et maman qui m'achetaient les jeux, par conséquent, je n'avais pas une collection de jeux très remplie. Mais au moins, comme je ne pouvais pas être tenté par acheter d'autres jeux, je prenais soin de ceux que j'avais et je les finissais jusqu'au bout.

    Mon premier jeu vidéo, je m'en rappelle encore. Attention venant de ma part vous allez être étonnés. Kirby's Dream Land 2 sur Game Boy. Attention, ce n'est pas le premier jeu vidéo auquel j'ai joué (auquel cas il faudrait revenir à Sonic The Hedgehog sur MegaDrive), mais le premier jeu qui était bien à moi.

     

    Rah, cette bonne vieille Game Boy qui fonctionnait avec quatre piles. Ca revenait cher à force. Je vous l'accorde, sur certains points, les années 90, c'était pas mieux avant.

    A cette époque, dans les années 90, le gameplay primait sur tout le reste, les histoires étaient simples. D'ailleurs vous savez quoi ? Les histoires, ça m'a toujours fait chier. Vous emmerdez pas avec ça. Moi quand je joue à un jeu vidéo c'est pour me mettre au défi. Je veux tester mes skills, mon adresse, mes réflexes, ma capacité à comprendre les énigmes et à les résoudre. pas pour qu'on me conte un scénario. Les histoires, j'en ai rien à péter. D'ailleurs c'est pour ça que lorsque j'écris des histoires, elles sont prévisibles au possible.

     

    Juste au cas où vous n'auriez pas compris...

    Le genre JRPG. De tous les jeux modernes, Neptunia est l'une des franchises qui s'en sort le mieux, même si on est loin de FFV ou de Chrono Trigger. Lost Sphear a essayé de reprendre les codes de ce dernier en espérant que ça le fasse, mais non, ça ne le fait pas. Le remaster de Chrono Trigger, de Final Fantasy III et de Secret of Mana sont à vomir. Non, sérieux, je sais que c'est subjectif, mais pour le coup, c'était vraiment mieux dans mes souvenirs.

    Bref. En parlant de JRPG, j'en ai un à développer, mais ça, j'en parlerai dans la section adéquate. Si je le développe c'est surtout pour montrer que je sais faire quelque chose de mon cerveau.

     

    Album écouté actuellement : Ministry - The Mind is a Terrible Thing to Taste


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  • Voilà. Je vous explique brièvement, même si je pense que vous vous en foutez. Hier, j'ai pris le Tram'Bus de Nîmes pour aller à Cultura et acheter des enceintes de monitoring. Ca coûte très cher et c'est très volumineux. Donc, sur le chemin du retour, je me baladais avec un gros carton dans les bras.
     
    A l'arrêt "Liberté", une vieille au visage carré et strict déboule dans le bus et s'adresse à un jeune qui était assis et avait mis son pied sur le siège du voisin. Certes, moi aussi ça m'énerve et certes, ce n'est pas bien. Sauf que la vieille a commencé à hurler très fort pour que tout le monde entende "DEGAGE !!!" de façon très agressive. Le jeune regarde la vieille en réponds à la méchanceté par la méchanceté. Puis, sans doute après avoir repris ses esprits "Vous pourriez le demander poliment !".
     
    Le jeune, sans doute par dégoût, se met debout et laisse les deux places à la vieille. Mais l'histoire ne s'arrête pas là. La vieille commence alors à vomir un discours sur les jeunes (il y en avait pas mal dans le tram, et ils n'avaient pas l'air méchants), comme quoi on est des connards, qu'on manque de respect, et même que la France ne nous mérite pas. Alors que je ne suis même pas intervenu dans l'histoire, la vieille commence à me fusiller d'un regard noir. Puis, alors que des jeunes expliquent la notion de respect et de politesse à la vieille qui se met alors à rire de façon MLPesque en déblatérant, entre deux insultes : "Et vous vous l'avez la politesse, jeunes de merde ? Maintenant il faudra dire pourriez-vous s'il vous plaît gentiment lever votre pied de là ?".
     
    C'est bien parce que j'avais du gros matos très cher dans les bras que je n'ai pas voulu intervenir. J'aurais eu les mains libres, je serais brièvement intervenu. Alors certes, ce n'est pas poli de mettre son pied sur le siège dans le bus, mais c'est bon, il était pas non plus en train de fumer du shit. La vieille, vu sa tête et son regard, avait l'air de médire la terre entière (et pas que les jeunes), avait l'air prétentieuse. Et son comportement trahissait son narcissisme et son manque d'assurance. Elle avait raison sur le fond mais pas sur la forme. Le genre de personnes qui aime sans doute toujours avoir raison et ne se gêne pas pour le faire savoir.
     
    La morale de l'histoire ? C'est très cool de cracher sur les jeunes et de dire que les générations deviennent de pire en pire. Mais avant de tenir des discours pareils, il faudrait que les gens vérifient qu'ils n'aient rien à se reprocher. parce que pour le coup, la vieille, elle s'est fait des ennemis, moi en premier vu que je rédige ces lignes rien que pour lui donner encore plus d'honneur. Je ne suis pas intervenu. J'avais du matos de plusieurs kilos dans les bras, en plus d'être très volumineux. Je descendais à l'arrêt d'après. Et de surcroît, m'occuper d'une ratée de la vie, j'ai pas que ça à faire. Même si, intérieurement, j'étais aussi calme qu'un volcan sur le point d'exploser.
     
     


    Mon home studio. Pour le moment.

     
    Pour l'anecdote, j'ai du retourner à Cultura dans l'après-midi pour acheter des câbles, il m'en manquait. J'ai repris le Tram'Bus. Il y avait tout une escouade de flics, cette fois-ci. Je me demande comment ce clash s'est terminé.

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  • Vous savez quoi ? Ces derniers mois, je me suis endormi la tête à grands coups de Nintendo Switch et de PS4. Cela me rendait heureux, mais cela m'endormait également la tête. Mais je suis originaire de la scène Punk, j'ai pas vécu que des moments tout roses et, même s'il m'arrive de me plonger dans les jeux vidéos pour m'amuser, dès que je refais surface et que j'arrête de perdre mon temps sur ces conneries, je retrouve ma véritable identité, ce que je suis réellement. C'est-à-dire un éternel révolté.

     

    C'était moi en 2015
    C'était moi en 2015.

     

    Mère Nature, pourrais-tu faire ton travail, tu as accumulé beaucoup trop de retard, tu te fais piétiner, fais ton travail, montre-nous qui est le maître de l'univers ici, on n'en peut plus de toute cette connerie humaine. On n'en peut plus de toute cette violence, on n'en peut plus de nos confrères, on n'en peut plus de se faire écraser, piétiner et humilier par des représentants de notre propre espèce.

    On se bat pour démontrer que nos testicules ont une meilleure couleur que celle de nos confrères, on écrase les ouvriers pour de l'argent, on écrase des pauvres que l'on ne connaît pas, on leur soutire de l'eau et de la nourriture, non pas pour boire et pour manger, mais pour décorer notre vie, même si cela implique que nos semblables auront une durée de vie limitée.

    On écrase la Nature, on pense lui être supérieur mais la Nature se moque de nous, n'aies-je pas raison ? Je le vois bien, la Terre pourra très bien continuer de tourner sans nous.

     

    Au diable les plantes,
    Au diables les forêts.
    Au diable les arbres et les animaux,
    Au diable les montagnes et les eaux.

    Place à l'ère du dieu cybernétique;
    Place à l'informatique et à la robotique.
    Place aux désirs et à la luxure,
    Place aux voitures et aux tortures.

     

    idling to rule the gods
    Idling to Rule the Gods.
    Je crois que ce jeu essaie de m'envoyer un message.

     

    Et c'est tout ce qu'il y aura à retenir. Nous ne serons finalement pas à l'image d'un Dieu qu'on a inventé, mais les déchets d'un monde qu'on a tous fabriqué. Et cela ne sera plus la peine de réfléchir. La Sélection Naturelle aura le dessus sur nos paradis artificiels.

    Fataliste par la simple force des choses. J'en ai marre de courir. J'en ai marre de toujours courir pour ne rien obtenir, toujours courir derrière des avenirs qui vont devenir quoi qu'il advienne de pire en pire. Toujours courir derrière des empires qui font que tout empire. J'en ai marre de perdre mon temps, j'en ai marre de tous ces gens.

    Parfois j'ai envie de protester, j'ai envie de crier que le monde va mal, sans même savoir si cela va changer quelque chose dans l'univers. Est-ce que tu y crois, toi, à l'Effet Papillon ? Je ne crois pas aux contes de fées : un garçon s'élève des bidonvilles et va révolutionner le monde. Non, sans déconner. Un garçon s'élève des bidonvilles, va partir pêcher du poisson et vendre sa bouffe au prix de trois pièces de cuivre pour les riches au gros bide.

    Je suis fatigué de voir le monde dégénérer, je suis fatigué de voir le sang couler, et le sang couler, et le sang coulé. Non je n'ai pas fait de fautes de conjugaison monsieur le grammar nazi qui lit mon article. Du pétrole. De l'argent. Des jeux. De la bouffe. De l'eau. Tout le monde voudrait refaire le monde mais tout le monde souhaite le conquérir. Protester c'est bien beau, mais qui nous dit qu'on ne va pas se laisser emporter dans la spirale de la corruption si c'était nous qui avions le pouvoir ? Le pouvoir total corrompt totalement.

    Finalement peut-être que c'est mieux ainsi, finalement peut-être que tout cela n'a pas vraiment d'importance, que ce n'est qu'un segment de plus de ce qu'on baptisait une crise d'adolescence, peut-être qu'au bout du compte on entrera dans la danse.

    Ou peut-être qu'on en aura raz-le-bol avant et qu'on finira par faire la révolution. Tout casser pour tout reconstruire. Et repartir de zéro, puisque c'est à ça que ça sert, les révolutions. J'en ai marre. J'en ai marre de critiquer un système alors que je suis obligé d'en profiter pour subvenir à mes besoins. J'en ai marre de ce système qui ne marche pas alors que j'en suis l'un des rouages principaux. J'en ai marre de nos dirigeants qui prennent des décisions à la con parce qu'à chaque fois c'est nous qui payons l'addition.

     

     

    Un jour la vie sera trop chère.

    Et lorsque ce jour arrivera,
    Il nous faudra encore couper des têtes
    Et brûler des drapeaux.


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