• "Les anges déchus"

    J'avais commencé, pendant ma dépression extrême, à écrire une histoire d'horreur avec un titre ultra-cliché : "Les Anges Déchus". On se moque pas, j'avais vingt ans, quelque chose comme ça. Autant être clair : j'ai vécu pas mal de périodes cauchemardesques dans ma vie, mais celle-là était vraiment la pire. En résultait des textes sanglants et répugnants. Mais ce qui faisait le plus peur, ce n'était pas l'horreur même de cette histoire. C'était le fait qu'encore aujourd'hui, je n'ai pas vu un seul film d'horreur de ma vie.

    Concrètement, concernant cette histoire, j'avais écrit une vingtaine de chapitres. Le synopsis était très simple : un pays dont trois factions se disputent le pouvoir : l'Eglise, les Rebelles (les anges déchus) et l'Empire Déchu. Le viol était légal (j'ai inspiré les Japonais pour faire leurs H-RPG de merde apparemment), on en faisait même des jeux télévisés. L'Eglise pratiquait la pédophilie et le vol légalisé, était à la tête de l'Etat pour faire un système pourri, et puis après l'Empire Déchu l'a détrôné pour construire un système encore plus pourri. Au milieu de tout ça, un garçon, "l'Ange Noir", sans faction, totalement dérangé du ciboulot, n'avait rien compris à la politique du pays et avait alors décidé de foutre la merde.


    Suomi Finland Perkele!



    Malheureusement, j'ai perdu le cahier dans lequel j'avais écrit cette histoire. Et j'habitais à Perpignan, à l'époque. Je crois fortement qu'il y est resté. Comme aujourd'hui, je suis plus ou moins en paix avec cette période de ma vie, je ne peux pas écrire d'histoires gore à nouveau. Et ce n'est pas faute d'avoir essayé. Pour les mêmes raisons que celles qui m'ont poussé à fermer Frelon Khaos, j'ai abandonné l'idée de réécrire depuis le début cette histoire un jour. Parce que cela semblerait surjoué à mort. A l'époque, je n'avais pas besoin de me forcer pour imaginer des scénarios dégueulasses. Aujourd'hui, ce n'est juste plus possible.


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