• Magical Girl of the End (Kentarō Satō)

    Magical Girl of the End (Kentarō Satō)

    Mangaka : Kentarō Satō
    Editions Akata.
    Genre : Horreur, Science-Fiction, Action
    Shōnen. Que vous trouverez au rayon Seinen (démerdez-vous !)
    13 tomes parus en France, en cours.

    J'ébauche cette toute nouvelle rubrique après être tombé dans la marmite. En fait, j'en avais marre de toujours voir la même chose dans les jeux vidéos, donc je vais faire la même chose avec les mangas. Bon, j'avoue, j'avais commencé à lire Naruto quand j'étais lycéen, mais à un moment ça partait un peu trop en vrille et j'ai décroché.

    Magical Girl of the End n'est pas original pour un sou mais il a le mérite d'être totalement barré. J'ai acheté les trois premiers tomes à l'aveuglette chez Cultura. Je les ai dévoré en une seule soirée et le lendemain je suis parti acheter le tome 4. En fait, l'histoire commence par un cliché propre au manga : "Ma vie de lycéen est ordinaire jusqu'à ce que le roi des calamars maléfiques se réveille et plonge le monde dans la dictature des ténèbres de l'enfer et depuis c'est le gros bordel et à tout moment on peut mourir lol". En fait, bien que ma culture manga ne soit pas encore au point, j'ai quand même réussi à trouver que le début ressemble fortement à Highschool of the Dead.

    Une Magical Girl s'infiltre dans le lycée, éclate la tronche du surveillant (et pas du prof de sport comme dans HotD), et hop ! Une apocalypse zombie. Mais avec des idoles propres à la culture pop japonaise à la place des zombies. Autant vous dire que dès le tome 1, le mangaka n'y va pas avec le dos de la plume et on se retrouve avec des morts, de la panique et une tonne de sang partout. Les tomes suivants rajoutent des viols et autres joyeusetés.

    Il faudra toutefois attendre le tome 3 pour constater des améliorations dans la psychologie et les relations entre les personnages. Est-ce parce que le scénario avance ? Ou serait-ce l'expérience du mangaka qui s'améliore ? Déjà, on retrouve un autre cliché : "La fille toute douce et adorable dont on tombe amoureux dans le tome 1 n'est pas aussi douce et adorable qu'elle ne le laisse croire". C'est aussi durant ce tome qu'un gros WTF commence à s'installer : le voyage dans le temps. Et, à force, plus rien ne finit par étonner le lecteur. Pas même le fait que la saison 2 (tomes 9, 10 et 11), située 20 ans dans le futur, soit en fait un prologue à l'histoire.

    Donc, concrètement, Magical Girl of the End, c'est un gros bordel qui part dans tous les sens. Mais vous savez pas le pire ? C'est que si dans les premiers tomes on ne comprenait pas trop ce qui se passait et que le scénario se concentrait plutôt sur "Fuyez, pauvres fous !"... Plus le bordel s'installe et plus cela devient cohérent. Bref, c'est drôle, c'est sanguin et pas mal de clichés sont respectés. Même si la dose de sang s'affaiblit au cours de la saison 1.

    C'est totalement barré, ça ne plaira pas à tout le monde, mais je fais partie des gens à qui ça plait. Un grand nombre de lecteurs préfèreront se concentrer sur la deuxième série de Kentarō Satō, à savoir Magical Girl Site, moins sanguin certes, mais plus tragique, plus axé sur la société et surtout au dessin plus travaillé et moins confus - sans doute parce que l'expérience vient en pratiquant.


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