• Requiem pour une mouche à merde

    Requiem pour une mouche à merde

     

    Je suis fatigué. Je continue de faire ce que tout le monde fait, c'est-à-dire dire du mal et dépenser. Ca me permet de penser que je suis normal. Il n'y a rien de plus simple, il suffit de vomir sa haine sur Internet. Petit con, ferme un peu ta bouche. Tu penses être une araignée sur la toile, tu n'es en fait qu'une mouche. Une mouche qui tente d'élever la voix pour se prendre pour un prédateur, mais qui reste une proie aux yeux des tueurs d'espoir. Vomis ta haine, tu m'intéresses. Des slogans de merde en deux cent quatre vingt caractères, ton arrogance déguise un manque d'assurance, tu essaies d'être gore mais t'es juste bon à nourrir un détritivore. Ah et tant qu'on y est, arrête un peu ta frime et balance-moi aux chiottes tes mèmes à la con dans lesquels l'humour n'est plus qu'une façade pour déguiser le pire des crimes.

    Balance tes promenades en forêt à la poubelle, aujourd'hui il faut traîner bourré dans les ruelles. Au diable les après-midi à s'allonger sur l'herbe, de toute façon dehors c'est dangereux il paraît. Les informations télévisées sont formelles, l'incivilité gagne du terrain, la liberté recule au nom du progrès et des intérêts. Et pendant ce temps-là, telle fille s'est faite violer, les Français sont des moutons en plus d'être des gros cons, tu penses être un loup mais t'es juste un bouc, pas si différent d'un mouton quand tu vomis des status de merde sur Facebook. Les gens ont peur, les gens se font peur, propagent l'horreur au lieu de la combattre et se laissent abattre au nom de la peur. J'ai peur. Tu as peur. Il a peur. De la peur a toutes les sauces, c'est l'heure d'avoir peur, n'oublie pas d'avoir peur, peur, peur, peur, peur, peur, peur, peur, peur.

    La politique de la peur a fait son effet, l'amour n'est plus une question de coeur. Aujourd'hui les moeurs tournent autour de la violence, au boulot comme en vacances. Maintenant il faut cracher sur ses confrères dont on ne connaît même pas le nom. Mais ça te gonflerait le teston de te taire quelques secondes ? Si tu n'as rien fait de mal, tu n'as rien à craindre, mon cul. Pas la peine de feindre l'ignorance, aujourd'hui n'importe quoi est prétexte a une baston : de la religion de ton voisin au sexe, des convictions que tu défends aux comptes Twitter auxquels tu t'abonnes, ne cherche pas de sauveurs, rien ne pardonne. Pietiné sans pitié.

    On ne sait pas à quoi ça sert, mais ce qu'on gagne dans cette misère c'est un petit quart d'heure de gloire parce qu'on crache sans temps mort comme un lâche qui se cache derrière une image d'homme fort. Mais en réalité vous êtes des porcs. Fermez vos gueules, vous finirez seuls. Je ne veux rien entendre. N'essayez pas de me surprendre. Vos ordinateurs ne sont pas des armes à feu, vous n'êtes pas les maîtres du jeu, juste une bande de vieux cons qui déguisent leur mal-être. Mais peut-être qu'un jour on se rappellera de vous pour ces bombes verbales que vous dégueulez sur l'homosexuel que vous considérez comme animal. Foutez la paix aux végétariens sur lesquels vous avez la rime facile, eux au moins ils se donnent la peine d'agir. Forcément c'est plus difficile que de médire. Me concernant, je réponds pas je provoque, et n'allez pas dire que je vous choque. Je me moque de vos douces illusions dans lesquels vous existez. Pas de compassion pour des vermines comme vous, la paix est terminée. Vous marchez en terrain miné.

    Et c'est la seule image qu'on gardera de tes accès de rage. Petit con qui enterre la colombe et te touche devant des bombes, tu ne récolteras que des mouches sur ta tombe.


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